‹ Cours de mécanique de l'École polytechnique (volume 4)Chapitre 77 sur 182 · MOUVEMENT DES CORPS PESANTS · texte numérisé non relu

MOUVEMENT DES CORPS PESANTS

Mouvement vertical des corps pesants dans le vide. — Mouvement d'un corps pesant sur un plan incliné. — Détermination de la constante g. — Chute d'un corps dans un milieu qni résiste comme le carré de la vitesse. — Cas particulier où la résistance devient nulle.

MOUVEMENT VERTICAL DES CORl S PESANTS DAKS LE VIDE.

186. Quand un corps, sollicité par une force P, constante ou variable, parcourt une certaine droite, son mouvement est représenté par les équations

fw d.r

^ dt dt

cj) désignant l'accélération et v la vitesse; on déduit de ces formules, en prenant t pour variable indépendante,

cû =z ■ , (' av = <fl clx.

^ dt'

On retrouve aisément, au moyen de ces équations, les lois du mouvement uniformément varié. Ainsi, en appelant g l'accéléralion due à la pesanteur, on a

di>

f ou j = g,

d'où

(l) v — a + gt,

a représentant la vitesse possédée par le mobile à î'orî-

gine du temps. On déduit ensuite àe v =^ ~ Téquation

(2) X zi^ b + at --\-

b étant l'abscisse du mobile à l'origine du temps.

QUINZIÈME LEÇON. l35

'. Si l'on compte les espaces et le temps à partir du point où la vitesse est nulle, on a

L'élimînaticn de t entre ces deux équations donne la relation

(4) V z= \Jigx, d'où .r z=: ,

entre la vitesse et l'espace parcouru. On appelle \j^gx

la vitesse due à la hauteur x, et — est dite la hauteur

due à la vitesse v.

188. Supposons maintenant qu'un corps soit lancé de bas en haut suivant la verticale. La force constante agissant en sens inverse du mouvement, on devra poser

dv Jt~~^'

si l'on compte de bas en haut les abscisses positives. On tire de là

(5) i> — a — gt

et, par suite,

x=z b -\- at — - — •

Si l'on compte les espaces à partir du point où se trouve le mobile à l'origine du temps, on a ^ = o et

(6 ) x-=.at —

En appelant 0 le temps au bout duquel le mobile cesse de monter, et h la hauteur à laquelle il s'élève, on a

« — ^9 = o, d'où

l36 COUBS DE MÉCANIQUE»

Arrivé a cette hauteur, le corps commence à descendre et, revenu au point de départ, sa vitesse redevient égale à sa

vitesse initiale: car, en faisant x = — dans la for-

mule (4), on trouve P'^a, mais elle est de sens contraire.

MOUVEMENT D'UN COKPS PESANT SUTl UN PLAN INCLINÉ,

.189. Soit G le centre de gravité d'un corps pesant, placé sur un plan incliné : la composante de son poids, parallèle à la longueur AB du plan incliné, tendra seule à faire descendre le corps. En appelant a l'angle BAC de ce plan avec l'horizon, g^sina sera l'accélération du mobile, et l'on aura, pour déterminer son mouvement,

- = ,^sma.

Ainsi, le mouvement du mobile sera le même que celui qui aurait lieu suivant la verticale si l'intensité de la pesanteur, au lieu d'être g^ était g sina. On aura donc, en changeant g en gs\ncf. dans les formules (3) et (4) du n« 187,

(i) v=gûn<xt,

(3) c' = -igx sina.

190, Si x' représente la longueur AB du plan incliné et h sa hauteur BC, on aura, pour x = x',

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