DU PRINCIPE DES AIRES DANS LE MOUTBICBHT &ELÀTIF
611 . Jusqu'ici nous avons supposé l'ongiiiedescoordonliées fixe dans Tespace. Prenons maintenant pourorigîue un point mobile avec le système. Soit Oj ce point. Désignons par ^i,j^i, Zi ses coordonnées par rapport à un système fixe Ojc, Oy, Oz. Soit m un point ayant pour coordonnées x^y^ z dans l'ancien système et Ç, yî, Ç dans le nouveau composé de trois axes Oi Xj, Oj j^j, 0| z^ parallèles aux anciens et mobiles avec le point Oj. On aura
Remplaçons x^y^ z par ces valeurs dans les équations (i) du n° 606, sans toutefois faire cette substitution dans
-7T> -TT» -TT' ï-"* première devient dt^ di* di* ^
,^Y^r.^X4-^(YÇ-X„).
Ici nous sommes obligés de supposer qu'il n'y a dans le système aucun point fixe. Alors on a, en vertu des trois premières équations du système solidifié (597),
L'équation (a) se simplifie et devient
Remplaçons maintenant--^ et — ■ par leurs valeurs dé-
QUÀHANTE-SEPTIÈME LFCON. 20^
duitcs des ëqua lions (i). Nous aurons
612. On aurait deux autres équations analogues. On voit que, pour qu'elles deviennent semblables aux équations (i) du n® 606, il faut et il suffit que
— ^\ mg JT X ^'^ ^^ '^^ deux autres quantités
analogues soient nulles. C'est ce qui peut être fait de différentes manières.
On y parvient d'abord en prenant pour origine mobile le centre de gravité du système, car alorsN mj,
\ my),\ m^ sont nulles. On a dans ce cas les trois équations
I»('2-=S)=Ii-'-")-
Ces termes disparaissent encore et l'on retombe sur les équations précédentes si Ton prend pour origine mobile un point qui ait dans l'espace un mouvement reclilîgne et
uniforme, car alors --rr9 —tt^ "tt sont nulles. ' dt* d£* dt^
Enfin il existe une dernière manière, mais beaucoup moins utile, de parvenir au même résultat : 'c'est de déterminer le mouvement du point Oi d'après les condî-
lions
r/«J7, Cf'j, r/'S,
dt^ dt^ dt^
\ ml \ mit y m^
Ces équations signifient que la force accéléralrîrc da point Oi, ou celle quMl faudrait lui appliquer à chaque instant pour lui donner le mouvement qu'il a réellement, doit être constamment dirigée vers le centre de gravité
du système, puisque \ wÇ, \ /wyj, \ mt^ sont proportionnelles aux coordonnées mobiles du centre de gravité (Çi>>înÇt) du système.
613. Si Torigine des coordonnées mobiles est choisie de Tune de ces trois manières, on aura, par rapport aux axes dont l'origine est mobile, des propriétés semblables à celles qu'on a trouvées pour des axes fixes, puisque les équations (5) ont la même forme que les équations (i) du n°606. D'abord si les forces se font équilibre, en supposant le système solidifié, ou si elles se réduisent à une seule passant par l'origine mobile, les seconds membres des équations (5) sont nuls et on en conclut encore que la somme des aires décrites par les projections des rayons vecteurs sur un des plans coordonnés, multipliées par les masses des points correspondants, croit toujours proportionnellement au temps ouest constante dans des temps égaux. Ainsi le principe de la conservation des aires est vérifié relativement à ce plan mobile. Dans notre système planétaire, par exemple, on peut prendre pour origine des coordonnées son centre de gravité : car, en supposant que les étoiles n'agissent pas sur le système, le mouvement de ce point est rectiligne et uniforme (604). Du reste les forces motrices de ce système se réduisent à des actions mutuelles entre ses différents points, en sorte qu'il véri-
fie le principe des aires relativement à un plan quelconque passant par son centre de gravité.