DU CHOC DES CORPS
627. Du CHOC direct de deux corps sphériques. — Considérons deux sphères , dont les centres se meuvent sur une même droite 0^, dans le même sens ou en sens contraires, et dont tous lesçoints décrivent des parallèles à cette droite.
628. Si les deux corps sont mous, c'est-à-dire dépourvus d'élasticité, après s'être comprimés jusqu'à un certain degré, ils cessent d'agir l'un sur l'autre à l'instant où les vitesses sont devenues égales, et ils continuent à se mouvoir en restant juxtaposés avec une vitesse commune et conservant la forme que la compression leur a donnée.
629. S'ils sont élastiques, ils tendent, au moment où la compression cesse, à reprendre leur forme primitive aussitôt que la vitesse est devenue la même, et de là naissent de nouvelles pressions qui tendent à séparer les deux corps. Si ces pressions sont égales en
Firr. 171.
intensité à celles qui ont lieu dans la première partie du choc et que les deux corps quand ils se séparent soient dans le même état qu'au moment où le choc a commencé, on dit qu'ils sont parfaitement élastiques .