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DES RAPPORTS DE L'INSTITUTEUR AVEC L'AUTORITÉ RELIGIEUSE

Il est de la plas haute conséquence, sous tous ler rapports, que l’instituteur se conserve dans un accord parfait avec l'Autorité Religicuse. Sans cela, impossible pour lui de faire le bien, et de jouir de la confiance nécessaire. Nous disons sous tous les rapports ; car cet accord importe aux parents et aux enfants, à la paroisse tout entière aussi bien qu'à l’instituteur lui-même, à son succès, à son bonheur et à ses intérêts temporels.

Remarquons ici qu’il est fort difficile, dans nos paroisses, que les affaires scolaires puissent prospérer à moins que le curé ne les dirige, et que c’est un grand malheur pour l’éducation lorsqu'on le force quelque part à ne point s’en mêler,

L'instituteur doit voir daus son Curé un pasteur, dont il est le faible auxiliaire pour la propagation de la morale et des bons principes ; un père, qu’il doit affectionner ; un protecteur, toujours prêt à le défendre contre l'injustice ; un conseiller, pour léclairer dans ses difficultés.

Que dans toutes les circonstances il lui témoigne done un profond respect, et qu’il inspire ce respect à ses écoliers; qu'il ambitionne l'honneur de sa visite, et qu’il en fasse un événement aux yeux de ceux-ci ; qu'il n’attende pas que le Curé lui donne des avis, qu'il les Jui demande lui-même, et les reçoive avec

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docilité et reconnaissance, lors même qu'ils prendraient un peu le ton du reproche ; enfin, qu'il se montre empressé à seconder ses vues pour le bien des enfants,

L'instituteur religieux et prudent ne se permettra jamais non plus aucune réflexion sur la conduite, les sermons ou les recommandations du Pasteur ; jamais il ne critiquera ses remarques ni ses décisions ; jamais il ne favorisera un parti qui lui serait hostile. S'il croit devoir différer d'opinion uvec lui sur quelque point, il gardera pour lui-même cette divergence de sentiments ;

* s'il ne peut partager en tout sa manière de voir, il n’en sera pas

moins déférent envers lui ; si les idées et l'humeur de l’homme ne lui vont point, il n'oubliera jamais ce qu'il doit au caractère sacré du prètre.

Les visites de l'instituteur au presbytère seront plus ou moins fréquentes, selon la manière dont il y sera accueilli ; qu'elles ne se prolongent point assez pour constituer une indiscrétion ou une importunité. Si monsieur le Curé veut bien mettre sa bibliothèque à la disposition du maître,que celui-ci n’use de cette offre bienveillante qu'avec mesure.

Les institutrices surtout doivent se rappeler toujours la modesto réserve que leur prescrit la Religion, et pour la fréquence, et pour la longueur de ces visites.

Disons enfin que le Curé doit être consulté sur tout ce qui regarde la direction morale des enfants et l’enseignement religieux. Ayez donc vivement à cœur de mériter son approbation sur ces points essentiels. Prêtez-vous encore avec plaisir à remplir à l'église ou à la sacristie les fonctions de confiance dont il voudrait vous honorer,

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