ECOLES DE FILLES
10 Ursulines de Québec.—Cette maison ne cesse de prendre du développement et d'agrandir sa sphère d'utilité, Elle à actuellement un pensionnat, un demi-pensionnat et un externat distincts, Les Dames Ursulines se sout de plus chargées des élèves-institu. trices de l'Ecole Normale Laval, comme nous l'avons dit ailleurs. L'externat situé à la place de l'ancienne maison de Mad. de la Peltrie, forme l'école modèle annexe de l'Ecole Normale. 400 élèves s'instruisens dans ces divers départements de la doyenne de toutes nos maisons d'éducation,
20 Sœurs de la Congrégation. —L'œuvre dela Sœur Bourgceoys a subi une transformation considérable, Cet Institut a non-seu-
lement une trentaine de missions dans différentes paroisses des campagnes, mais il pessède dans les villes de Montréal et de Québec des pensionnats, des demi-pensionnats et des externats très-nombreux. Les premiers sont sur un pied fort élevé. L'éta. blissement de Québec, qui possède plus de 1000 enfants, a été transporté, en 1844, dela Basse-Ville à Saint-Roch en face de l'église, dans une magnifique bâtisse due en majeure partie à la générosité de feu Mgr. Sisnay et de M. le curé Charest. Les Sœurs de la Congrégation tiennent encore plusieurs classes à St. Sauveur pour plus de 500 enfants, A Montréal, outre la maisonmère sur larue Notre-Dame, elles ont les splendides établissements de Viila- Maria et du Mont Ste.-Marie, ainsi que l'Acadé. mie St-Denis, et donnent l’enseignement à plus de 4700 jeunes personnes. [1 y a (1865) en tout 333 Sœurs professes et 76 novices, dont 252 ensoignent, dans 35 maisons, à plus de 10,000 élèves.
80 Hôpital-Général de Québec.—Cette utile maison, après avoir servi d'asile aux blessés des deux armées rivales, lors des batailles de 1759 ct 1760, a repris la grande œuvre de l'éduca.
tion des jeunes filles avec beaucoup de succès, et l'a continuée jusqu’à 1868. Elle instruisait annuellement environ 100 élèves.
40 Ursulines des Trois-Rivières.—Cette ancienne communauté, fondée par Mgr. de N. Valier, continue àinstruire plus de
. 300 jeunes filles de la ville et du district où elle est située,
5o Sœurs Grises.—Les filles de Mad. d'Youviile ont continné à donner l’instruction aux nombreux cuphelins et enfants abandonnés qu'elles ont à leur charge, Depuis 1858, elles ont encore pris à Montréal le soin de salles d'asile ; elles y reçoiver t plus de 1700 enfants.—En 1848, à la demande de Mgr. Turgeor, les Sœurs de la Charité se sont établies à Québec, où elles overpent les vastes bâtiments que leur a fait construire ce vénérable prélat, sur le haut de la Côte-à-Coton: elles ont de plus des classes à Près-de-Ville. Dans ces deux maisons elles instruisent 750 enfants. Elles ont encore fondé plusieurs missions à la campagne,
60 Sœurs de la Providence.—Cette précieuse communauté a
té fondée à Montréal en 1828 par Mad. veuve Gamelin. Outre le soin des vicillards et des infirmes, elle donne encore l'instruction à près de 500 enfants, et dirige une salle d'asile, ainsi qu'un institut pour les sourdes-muettes. Ces œuvres importantes, ainsi que beaucoup d’autres, sont dues au zèle infatigable de Mor. Bourget, digne héritier du dévouement de Mgr. Lartigue.
to Les Dames du Sacré-Cœur.—Arrivées au Canada en 1842, ces Religieuses se fixèrent d’abord à St.-Jacques de l’Achigan. Aujourd’hui dans leur vel ctablissement du Sault-au-Récollet, qui fut ouvert en 1855 cs qui doit tant à Mgr. Vinet, elles donnent l'éducation à 100 pensionnaires et S0 externes. A l’externat qu’elles tiennent à Montréal, dans la rue Lagauchetière, depuis 1861, elles ont aussi environ 80 élèves (1865).
80 Sœurs des SS. Noms de Jésus et Marie.—Cette Congrégation, d'origine canadienne, a commencé à Longueuil, par la munificence de M.le curé L. M. Brassard, en 1843. Depuis 1860, Mgr. Bourget l'a transférée à Hochelaga, au Pied-du- Courant. Il ya 145 religieuses et 60 novices, divisées entre
14 missions, tant en Canada qu'à l'étranger, les ont un pensionnat, qui renferme 120 élèves (1865).
90 Bon-Pasteur, à Montréal.—-Les Sœurs de cette communauté, établie à Montréal en 1844 ct venant d'Angers, ont ajouté, dès leur arrivée dans ce pays, à leur héroïque œuvre propre, eelle de l'instruction des jeunes filles.
100 Bon-Pasteur, à Québee.—CGet établissement prospère ect d'origine canadienne ; il est dû surtout au zèle de Mgr. Buillarcon, et au dévonement de G. M. Muir, KEcuyer, et de la Kociété de St, Vincent de Paul, [la été fondé en 1850 principalement pu Mad. veuve Roy, qui en a été la première supéricure. Outre, le soin des malheureuses repenties, les Sœurs du Bon-Pasteur, Servantes du Cœur Immaculé de Maïie, ipstruisont plus de 420 eaifants dans leurs classes de la ville, et beaucoun d'autres dans trois on quatre parisses de Ja campagne, Leurs classes de la ville sont sur un excellent pied, grâce sp'-ialement à Jacques Crémazie, Heuver, membre du Conseil de 1 Instruction Publique et Professeur de Droit à l'Université Laval, qui a aussi beaucoup travaillé à la prospérité des classes des Sœurs dela Charité, et des Frères des Ecoles Chrétiennes de Québec,
110 Religieuses de Jésus-?larie.—Cette communauté, dont l'éablissemen] à St.-Joseph de Lévis, est le fruit de zèle de M, le curé Routier, aidé de ses généreux paroissiens, est originaire de France, et les premières Sœurs sont arrivées ici en 1856, Dans le court espace de huit années, cet Institut a pris un merveilleux accroissement, et a pu fonder plusieurs autres maisons, Celle de la Pointe-Lévis renferme un pensionnat nombreux possède des musées fort intéressants, et rivalise pour le coura d'études avec nos meilleurs établissements d'éducation.
120 Autres Congrégations enscignantes.—I1 y a encore plusieurs autres communautés très-utiles, entre autres: les Sœuas de Ste.-Coix, arrivées en Canada en 1847, et établies à St. Laurent dans l'Ile de Montréal par la générosité de M, le curé St.-Germain: les Filles de Ste -Anne, dont l'Institut a été fondé en 1848, et qui ont succédé, à St.-Jacques de l’Achigan, aux
Dames du Sacré Cœur; les Sœurs de Ia Présoatation de Marie, venues du diocèse de Viviers en 1853, et établies à St.-Hyacinthe ; la Congréxation de l’Assomption, fondée l4 même année à St.-Gréoire, par feu pe le curé Marper et par M. Marquis, actuellement curé de Kt.-Pierre Célestin.
120 Département des Elèves-Institutrices de l'Ersle Normale Lavul,—1Ves élèves institutrices, placées sous les soins des Religicuses Ursulines, reçoivent de ces Dam: l'enseignement de quelques branches. Toutes los autres matières d’études leur sont enseignées par le Principal et par les professeurs.
L'école annexe renfermo 180 ptites filles, qui sont sous la
direction du Principal, et sous la conduits des R:liriouses ct
‘ Lee) des élèves-maîtresses.
l4o Sociétés de dames charitables,—Nos villes comptent plu. sieurs Sociétés, composées de dames charitables, qui soutiennent des écoles gratuites, où les enfants pauvres recoivent le bienfait d'une iustruction conforme à leurs besoins présents et À venir.
‘50 ZJastitutrices luiques.—VPartout, dans nos campunes
out et jusque dans les concessions les plus reculées, nresque au milieu des forêts. de courageuses institutrices luttent de dévouement et d'intrépidité avec les Vicrges consacrées au Seigneur, pour répandre parmi les enfants du peuple, les trésors d’une éducation religieuse. Avec une abnégation entière, elles consacrent leurs plus belles années à cette œuvre difficile, et ne peuvent attendre qu'une rémunération généralement insuffisante. Que l'estime et la reconnaissance publiques viennent au moins les dédommager d'une vie sacrifiée au bonheur de l’enfance,
Lei s'arrête notre travail : il est loin d'être complet; mais, tout imparfait qu'il est, il suffit, croyons-nous, pour prouver d’une manière incontestable le haut prix que la populatian de la Province de Québec à toujours attaché à la bonne éducation de la jcuucsse