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CHAPITRE VIIX ENTRÉE DES ÉLÈVES

Il est très-important qu'un instituteur, commence toujours sa classe ponctuellement à l’heure convenue. Des retards tant soit peu fréquents seraient préjudiciables aux enfants, engageraient la conscience du maître et lui nuiraient beaucoup.

Quand le temps est beav, ies élèves pourront jouer sur le terrain de l’école, sous la surveillance du maître ou de la maîtresse ; quand il est froid ou pluvieux, ils devront entrer en arrivant. En hiver, à la campagne surtout, où les enfants viennent quelquefois de loin et ont bien chaud, il ne faut pas les laisser attendre dehors ; s’ils ont froid, il faut leur permettre de se réchautfer.

Une fois dans la maison, les élèves ne devraient jamais être libres de faire du tapage. S'ils ont joué dehors, qu'ils entrent tranquillement deux par deux, au signal donné par la cloche, ex ayant soin de se nettoyer les pieds, s’il y a de la boue.

Ilest tout à fait à propos qu'ils satisfassent certain besoin naturel avant la classe à un moment marqué ; par là on épargnerx ces sorties continuelles qui troublent tant quelques écoles.

Aussitôt que les écoliers sont entrés, qu'ils déposent, à leur crochet respectif, leur coiffure et leur redingote ou manteau. Quand il y en a des deux sexes, le vestiaire devrait être double S'il n’y a pas de vestiaire spécial, les habits pourront se pendre à des crochets dans l’école même, ou, si c’est impossible, «se placer avec ordre sur une table.

Si les enfants arrivent bien d'avance, ils pourront converser entre eux à voix modérée ; mais environ un quart d'heure avant la classe, ils s'occuperont à repasser leurs leçons, soit assis sur des banes dans le vestibule ou la salle d’attente, soit à leurs propres places dans l'école.

Qu’aucun ne soit admis à demeurer hors de sa place, ni à s’asseoir ou à se mettre debout sur les pupitres, ni à monter sur l'estrade du maître,

Pour parvenir à leurs places, jamais les enfants ne doivent cescalader les bancs et les tables ; mais qu’ils passent avec ordre et régularité dans les allées.

Un véritable fléau pour les écoles est l’arrivée tardive de certains élèves ; c'est un abus auquel il faut vous hâter de remédier. [l trouble l’ordre de la classe et nuit même aux élèves exacts 4 l'heure, par les interruptions qu’il cause irévitablement. Cependant cst-il bon de fermer la porte au bout d'un court délai, et de renvoyer tout enfant qui arrive plus tard ? La chose peut se pratiquer dans les villages, où toutes les habitations sont assez rapprochées de la maison d'école ; mais elle ne peut guère se faire dans les lieux où les élèves ont beaucoup de chemin à parcourir. Dans tous les cas, il faudrait faire approuver cette mesure par les commissaires, et n’agir que d’après l'esprit de la localité.

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