‹ Cours de pédagogie ou Principes d'éducation [microforme]Chapitre 8 sur 134 · RS D · texte numérisé non relu

RS D

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Section Sème.—QUALITÉS MORALES,

Les qualités morales, dont la plupart sont des vertus chrétiennes, sont les plus nécessaires, ou mieux sont indispensables à un instituteur. Voici les principales :

lo. La religion, —qui consiste dans le respect envers Dieu, ses ministres et les choses saintes. Ce respect doit être intérieur et sincère, appuyé sur une foi ferme, sur des convictions solides : autrement ce serait de l'hypocrisie. Il doit aussi être extérieur, c’est-à-dire se manifester par des actes : ainsi, saluer l’église, les croix, les processions, s'agenouiller devant le Saint-Sacrement, parler avec déférence au curé et aux autres ecclésiastiques, ete., sont autant de pratiques auxquelles il faut se montrer attaché et qu'il faut recommander aux enfants.

20. La piété, —c'est-à-dire la vertu par laquelle on s’acquitte avec exactitude et dévotion de tous ses devoirs religieux, Bien faire les prières, particulièrement celles du matin et du soir, et celles qui précèdent et terminent les classes ; assister régulièrement, avec respect et attention, aux offices de la paroisse, et même à la messe sur semaine lorsqu'on est près de l’église ; bien écouter les instructions et les sermons ; s’approcher exactement des sacrements de Pénitence et d’'Eucharistie ; suggérer aux enfants des exercices de dévotion, comme de chanter quelques couplets d’un cantique à la fin de la classe du soir, les conduire ensuite pour quelques instants à l’église, quand c’est possible, ete. : voilà autant de preuves qu’un instituteur doit donner de

ses sentiments de piété.

80. La pureté de mœurs.—Celui-là est indigne de conduire l'enfance dont l'imagination n'est pas réglée, dont les pensées et les affections sont désordonnées, qui n’a de retenue ni dans les paroles ni dans les gestes. L’innocence des enfants est une fleur délieate, que le moindre souffle impur peut flétrir. La fréquentation d'amis débauchés, la lecture des romans, l'éloignement des sacrements, exposeraient la vertu d’un maître à de grands dangers,

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