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IMPORTANCE DE L'ÉDUCATION

La première éducation doit se donner à l'enfant au sein de sa famille par les parents, qui en tiennent de Dieu le droit et le devoir, et plus particulièrement par la mère: on l’appelle éducation domestique,

Cette éducation est de la plus haute importance, puisque toute la vie s’en ressent. Les traces d’une bonne éducation de famille sont ineffaçables, tandis que ceux dont la première éducation a été manquée ou négligée, laissent percer ce défaut dans quelque situation qu'ils se trouvent placés dans la suite.

De bons parents, surtout une mère tendre, intelligente et vertueuse, voilà donc la plus grande grâce que le Ciel puisse faire à des enfants.

Pour ceux qui ont le malheur d’être privés des auteurs de leurs jours, ou dont la mère est forcée par l’indigence à gagner sa vie hors de la maison, la Religion a préparé, dans son immense.charité, des orphelinats et des salles d'asile. Là, dans les soins délicats et assidus de Vierges consacrées au Seigneur, ces pauvres

enfants trouvent une seconde famille, de nouvelles mères.

Cette première éducation paraît convenir particulièrement aux femmes, de manière que de tout jeunes enfants doivent être confiés de préférence à des institutrices, lorsque les parents ae peuvent les diriger eux-mêmes.

Bientôt cependant les enfants atteignent un âge où il leur faut une éducation plus forte, et surtout pour les garçons une éducation plus virile. Alors se présente cette question si controversée du choix à faire entre l'éducation privée sous la conduite de précepteurs, et l’éducation publique dans les écoles. Chacune d'elles présente certainement des avantages et des inconvénients; mais l'éducation publique paraît plus propre à former le caractère, à dompter l'humeur, et à accoutumer l'enfant à vivre avec ses semblables.

Les institutrices sont en général préférables pour une école de filles ; les instituteurs, pour une école de garçons lorsque ceux-ci ont dépassé la première enfance. Quant aux écoles composées d'enfants des deux sexes, la question est plus délicate. Les Supérieurs ecclésiastiques s'opposent avec grande raison à ce que des filles, surtout un peu âgées, soient conduites par des maîtres, particulièrement lorsqu'ils sont Jeunes et non mariés.

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