‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 102 sur 537 · I + HO + S02 = HH- S · texte numérisé non relu

I + HO + S02 = HH- S

Ces réactions mellent bien en évidence raflinité de l’iode pour l oxygène et l’hydrogène. Si ce corps ne se combine directement avec aucuni. d’eux, il décompose néanmoins l’eau comme le chlore et s unit indilté-remment à l’hydrogène ou à l’oxygène, lorsqu’il est en présence d un corps avide d’oxygciîe ou d’hydrogène.

328. État naturel. —On ii’a jamais rencontré l’iode à l’état de liberté, . mais 011 le trouve dans l’eau de la mer, en petite quantité, dans beaii i' coup de plantes et d’animaux marins et dans certaines eaux minérales-. Il est alors à l’étal d’iodiire. On le rencontre, quoique rareuieiil, a I clan

IJV. I. CHAP. \l. lODK.

(l’iofliii’o d’ari^enl. L’azotaI.e de soude ualurel en conlicnl près de pour l(K) à rélat d’iodure de sodium et d’iodate de soude.

L’eau de mer contient des quantités très-minimes d’iodure, mais les varechs peuvent l’accumuler dans leur organisme et devenir des sources abondantes d’iode. 11 en est de même des éponges el des raies ou des morues, dont le foie surtout contient d’assez notables quantités d’iodure pour que l’huile qu’on en extrait soit un médicament iodé très-énergique.

329. Extraction imiustrielle «le l’iode. — On extrait aujourd’hui l’iode des azotates de soude bruts ou des eaux mères des soudes de varech.

Traitement des azotates de soude du Chili. — On détermine par des essais préliminaires les quantités respectives d’iodates et d’iodures contenues dans la dissolution du sel. Il suffit alors d’y ajouter successivement des quantités corresj)ondantes de dissolution d’acide sulfureux et de chlore pour précipiter d’abord l’iode des iodates, puis celui des iodures. On fait égoutter cet iode et on le distille.

2® Traitement des eaux mères des soudes de varech. — A. Extraction de Viode. — On traite les eaux mères des soudes de varech par une quantité d’acide sulfurique suffisante pour neutraliser les alcalis libres, puis on les mélange avec 10 pour 100 de leur poids de manganèse, et on calcine jusqu’au rouge-brun. On transforme ainsi en sulfates les sulfures et hyposulfites qui y sont contenus.

On dissout la masse dans l’eau, et dans la dissolution convenablement concentrée onfaitpasser un courant réglé de chlore qui déplace d’abord l’iode ; celui-ci sedépose, ilneresleplus qu’àlelaveràl’eauordinaireetàle distiller.

B. Extraction du brome. — La liqueur contient encore alors une notable quantité de bromures : on en extrait aujourd’hui tout le brome du commerce en la distillant avec une quantité convenable de bioxyde de manganèse et d’acide sulfurique, déterminée par (les essais préalables exé(;utés

sur une petite quanti té

de matière.

330. iHstiiiation «le i’io«ie. — On distille l’iode dans des cornues en gtis dont le col entre dans un vase distillaloire muni d’un cou-

22(i CHIMIE INORGANIQUE.

vercle par lequel on peut enlever l’iode. La cornue j gj-istaux

rés un bain de sable chauffé par un d’iode ne puissent pas se condenser dans le co

" COMPOSÉS OXYGÉNÉS DE l’IODE.

On en connaît trois bien définis, qui sont .

L’acide hypo-iodique 'OS

iodique ’

__ hyperiodique ît)^-

ceS iodates, efnolamment de l’iodate de baryte.

Acide iodique, 10^.

On extrait l’acide iodique de l’iodate de po-

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