‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 150 sur 537 · ARSENIC · texte numérisé non relu

ARSENIC

As

Etat physique à la température ürdiuaire

Densité

Densité de vapeurs

Point de lusion

Point d’ébullition

Equivalent

Gaz incolore.

Solide.

Sol de à aspect métallique.

Au rouge naiss'. i 75 j

4® FAMILLE. — Carbone^ bore, silicium.

470. Le charbon se présente sous trois modifications bien distinctes : amorphe, il est facilement altérable parla plupart des agents chimiques; graphitoïde, il est constitué par de petites lamelles hexagonales qui résistent énergiquement à 1 action de ces mêmes agents ; cristallisé, il constitue le diamant, que nous savons être le plus dur de tous les corps et l’un des moins altérables.

Le bore et le silicium présentent les trois formes du charbon • très-altérables quand ils sont amorphes, ils ne sont attaqués que par un petit nombre de réactifs quand ils sont à l’état graphitoïde ou à l’état cristallisé. Leur forme cristalline est celle du diamant, et leur dureté à cet état est tellement considérable, qu’on a pu rayer et polir le diamant avec la poussière du bore cristallisé. Toutefois le diamant

1.1 V. I. C.IIAP. XVII I. CLASSIFICATION DIÎS M lïT A I.I.OI DES. 317

est plus dur que le bore; celui-ci, à sou tour, l’est plus que le silicium.

Ces trois corps sont beaucoup plus fixes que les autres métalloïdes. Il n’est aucun de ces derniers que l’on ne puisse facilement réduire en vapeurs; il n’en est pas de même des corps de la famille du carbone.

Le silicium seul a pu être fondu, mais il n’a pas éle plus volatilisé que les deux autres, du moins aux températures les plus elevees des fourneaux ordinaires. Nous devons dire néanmoins, d’apres es expenences de Despretz, que le charbon se ramollit et entre sensiblement en vapeurs sous l’influence de la chaleur intense dégagée par une pile de

^Te chlirbon, le bore et silicium n’ont qu’une seule espèce de dissolvanls, ce sont les métaux fondus; encore faut-il ajouter que le charbon ne se dissout que dans la fonte de fer, qui le laisse déposer sous orme de graphite par refroidissement; les deux auUes se dissolvent dans plusieurs métaux, et notamment dans l’aluminium. , . ,

Les ressemblances chimiques du carbone, du bore et du silmium sont peu nombreuses. Ou peut remarquer néanmoins que ce sont, de tous les métalloïdes, ceux dont l’affinilé pour l’azote est la plus puissanle ; le bore amorphe s’unit même directement à ce gaz, en dégageant de la cha eur et de la lumière. Ces azotures sont également remarquables par leur résistance à la chaleur. Le cyanogène ne se décompose qu’à une température très-élevée, les azotures de bore et de silicium sont indécomposables Les acides carbonique, borique et silicique sont également stab es aux températures les plus élevées, mais c’est une propriété qu’ils partagent avec l’acide phosphorique; ce n’est donc qu’un caraclere tout à fai

secondaire. ,

Le bore et le silicium présentent un parallélisme presque complet dans

l’ensemble de leurs composés. Les acides borique et sibcique sont les deux seuls acides vitriftables connus, c’est-à-dire capables de fournir, en s’unissant aux bases, des matières dures, transparentes, que les agents atmosphériques. ne modifient pas. Le fluor forme avec ces deux métalloïdes des gaz remarquables, très-fumants à l’air et que 1 eau deconijïose d’une manière analogue [fluorure de silicium (372), fluorure de bore (333)]. 11 en est de môme dans leur manière d’agir vis-à-vis du chlore et du soufre; aussi ces deux corps doivent-ils former un groupe à part dans la famille du carbone. Ce dernier, on le sait, ne s’unit pas au fluor; on connaît bien des chlorures et un sulfure de carbone, mais ces coi ps ne se rapprochent en rien du chlorure et du sulfure de silicium. L acuic carbonique ne présenté, avec les acides borique et silicique, que ^ ^ ‘

logies trop éloignées pour qu’on ait jamais songé à rappioc ici ce.

47 1 . «LiiarMue. - Les corps que nous avons dû ranger pen à 1»^^ dans les familles qui les compreimenl, le charbon, 1 azo e, Oo

CHIMIE INORGANIQUE

1 hydrogène, sont les éléments essentiels de toute matière organisée; ils consliluent, par leur mélange ou leur combinaison, l’air, l’eau, l’ammo- Iliaque, 1 acide carbonique, qui servent à l’accomplissement des phénomènes naturels les plus importants. Il est donc nécessaire qu’ils diffèrent par quelques caractères saillants des autres corps qui s’en rapprochent le plus. On doit donc plutôt s’étonner qu’il ait été possible de trouver, entre ces corps et les métalloïdes que nous rapprochons d’eux, une communauté de propriétés chimiques de l’importance de celles qui ont servi de base à la classification.

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