OXYDES MÉTALLIQUES
519. Les oxydes métalliques sont tous solides à la température ordinaire; ils sont dépourvus de l’éclat métallique et conduisent assez mal la chaleur et l’électricité.
5:20. Odeur. — Ils sont tous inodores, excepté l’acide osmique.
521. Densité. — Leur densité surpasse toujours celle de l’eau; les
oxydes des métaux alcalins (potassium, sodium, lithium) sont donc plus
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lourds que le métal dont ils dérivent ; mais ordinairement le contraire a lieu, et les oxydes des métaux lourds sont relativement légers.
522. Couleur. — La couleur des oxydes est variable ; elle change sou- vent avec les circonstances de leur préparation. Ainsi, 1 ox^de de mercure HgO, préparé par voie humide, est jaune ; il est rouge, quand on l’obtient par la calcination ménagée de l’azotate. Les oxydes hydratés ont ordinairement une couleur diflérente de celle des oxydes anhydres. . Ainsi, l’hydrate d’oxyde de cuivre est bleu ; il devient noir en perdant son eau d’hydratation. On le démontre en précipitant un sel de cuiviepar la potasse ; on obtient un précipité bleu, qui devient noir dans la liqueur; où il s’est formé, si l’on porte celle-ci à l’ébullition.
523. Solubilité. — Les oxydes sont ordinairement insolubles danS' l’eau ; les oxydes de plomb, d’argent, la magnésie, s y dissolvent en très--; petite quantité et lui communiquent alors une réaction alcaline, que l’onc peut facilement constater à l’aide du papier rouge de tournesol ; laa. chaux, la baryte et la strontiane s’y dissolvent assez facilement , la po-* tasse ei la soude y sont indéfiniment solubles' et forment avec elles des^ combinaisons que la chaleur ne peut détruire.
524. Action de la chaleur. — Les oxydes des métaux précieux, or etl argent, et demi-précieux, mercure, palladium, sont complètement réduits par la chaleur ; les autres sont, ou indécomposables, ou décompo— sables seulement en partie. Cette décomposition partielle se produit avec, les oxydes très-oxygénés, et le résultat de l’opération est toujours 1 oxyde^' inférieur, qui prend naissance quand on chauffe le métal au contact l
de l’air.
Exemples : T Le bioxyde de manganèse, chauffé au rouge, dégage le<' tiers de son oxygène et se transforme en oxyde rouge de manganèse,*.
d’après l’équation ,
3Mn02 = Mn30'* -f 0^.
2“ L’acide chromique CrO^ perd la moitié de son oxygène et se transforme en sesquioxyde de chrome :
2Cr03 = Ci'203 q- 03. 1
La chaleur fond la plupart des oxydes indécomposables ; il faut toute- • fois en excepter la chaux, la baryte, la magnésie, l’oxyde de chrome e l’alumine, qui sont infusibles dans nos foyers ordinaires. La chaux et h magnésie résistent même à la flamme du chalumeau à hydrogène e oxygène. L’oxyde de chrome, et surtout l’alumine, y fondent assez faci lement ; la baryte y est rapidement liquéfiée.
Enfin, la chaleur peut volatiliser quelques oxydes : ce sont les oxyde: d’antimoine, l’acide osmique et l’acide molybdique.