‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 235 sur 537 · LIV. m. CHAP. 1. KSSAIS AI.CAIJMÈTRIQIJKS. 4:n · texte numérisé non relu

LIV. m. CHAP. 1. KSSAIS AI.CAIJMÈTRIQIJKS. 4:n

grande quantité d’acide carbonique qn’il peut donner quand on le traite par un acide. 1 gramme de ce sel dégage alors 260 centimètres cubes de gaz carbonique à 0” et <\0“,760. On le trouve dans certaines eaux minérales, notamment dans l’eau de Vichy et dans celle de Carlsbad. On l’emploie, en médecine, dans la confection des pastilles de Vichy.

ESSAIS ALCALIMÉTUIQUES.

712. La valeur vénale d’une potasse ou d’une soude du commerce dépend de la quantité d’alcali qui y est contenue, soit à l’état libre, soit à l’état de carbonate; Gay-Lussac a imaginé, pour effectuer ce dosage, très-fréquent en industrie, une méthode très-simple, que nous allons décrire. On sait que la potasse libre ou carbonatée exerce sur la teinture de tournesol une réaction alcaline; si donc on verse peu à peu de l acide sulfurique dans une dissolution de potasse commerciale, on satuieia l’alcali, et, quand l’acide sera en excès, la teinture prendra la couleur rouge que lui donnent les acides énergiques. Ordinairement, l alcali étant carbonaté, l’acide carbonique est d’abord chasse et donne à la teintuie bleue de tournesol la couleur du rouge vineux ; mais ce n est qu au moment où l’acide sulfurique est en excès, que la teinture de tournesol prend la couleur pelure d’oignon qui caractérise les acides énergiques. C’est à ce signe qu’on reconnaît que la saturation de l’alcali est complète. On déduit facilement du volume de j

liqueur acide employé le titre pondéral d’une polasse, c’est- j

à-dire le nombre de centièmes de potasse pure qu’elle contient, |

en opérant de la manière suivante :

On prend dans une burette de 50 centimètres cubes {fig. 134) graduée en 100 parties, une dissolution contenant 4®, 9 d’acide

sulfurique, SO^HO, pouvant saturer, par conséquent, 4^,7 de pig. m.

potasse réelle, KO, et on la verse goutte à goutte dans une dissolution contenant 4^,7 de potasse du commerce, à laquelle on ajoute quelques gouttes de teinture bleue de tournesol. Quand la teinte devient rouge vif, on cesse de verser, et l’on note le nombre de divisions employées. Le nombre 60, par exemple, ainsi obtenu, indique que la potasse contient 60 pour 100 d’alcali pur.

Four obtenir la liqueur acide qmployée dans ces essais, on se sert d’un vase de 1 litre de capacité jusqu’au trait de repère marqué sur le col {fig. 135);. on le remplit à moitié d’eau, puis on y ajoute, en agitant,

98 grammes d’acide concentré (SO'LHO). Quand le mélange est icfioidi, on achève de remplir le vase jusqu’au trait de repère. 11 est claii qut

Fig. 13A.

hC

rig.UG. Fig.\^l.

CHIMIE INORGANIUUI^^-

50 centimètres cubes de cette liqueur contiennent 4^,9 d’acide sulfurique (SO^HO).

La liqueur alcaline se prépare en dissolvant 47 grammes dépotasse du commerce dans 1/2 litre d’eau; pour cela, on met la potassedansun mortier, onlabroieavec un peu d’eau, pour faciliterla dissolution, et on fait tomberla matière dissoute dans une éprouvette {fig. 136), qu’on remplit avec les eaux de lavage du mortier, jusqu’à un trait de repère correspondant à une capacité de 1/2 litre. On laisse déposer la liqueur, on filtre s’il est nécessaire, et l’on en prend 50 centimètres cubes avec une pipette {fig. 137). Il suffit, pour cela, de plonger l’extrémité de la pipette dans le liquide alcalin et d’aspirer avec la bouche jusqu’à ce que le liquide soit monté au-dessus d’un trait de repère marqué en c, qui correspond au volume de 50 centimètres cubes ; on ferme alors la pipette avec le doigt et, en le soulevant plus ou moins, on fait

écouler l’excédant de liquide. On vide ensuite le contenu de la pipette dans un vase à précipité (fig. 138), où l’on fait l’essai.

713. On doit considérer le titre obtenu dans un premier essai, 60 par exemple, comme approximatif, et on en recommence un second sans ajouter de teinture « de tournesol au liquide alcalin ; on y verse rapidement environ 59 divisions d’acide, puis on le verse goutte à goutte avec la burette (4 gouttes correspondent à une division de la burette), et l’on essaye le liquide, en en prenant au bout d’une baguette, avec laquelle on humecte un papier de tournesol à peine bleu. On y produit ainsi un trait rougeâtre, qui disparaît, surtout si l’on chauffe légèrement, quand la coloration est causée par l’acide carbonique, mais qui persiste dès qu’il y a un excès d’acide sulfurique. On arrive facilement, en prenant ces précautions, à doser à 1 /2 centième près.

Les essais de soude se font exactement de la même manière ; il faut seulement remplacer le poids équivalent de la potasse 47 par 31, qui est celui de la soude.

Siil l'aies (le sonde.

Fig. 138.

714. Nous dirons peu de chose ici du sulfate neutre ; nous avons déjà indiqué les phénomènes remarquables que présente sa dissolution (580); nous ajouterons qu’on le rencontre en petites quantités dans l’eau de la mer et de plusieurs sources salées. Les eaux mères des marais salants en contiennent de notables quantités, qu’on peut en extraire avec profit (746), en utilisant la propriété que ce sel possède d’être très-peu soluble à froid.

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