CARBONATES DE CUIVRE
971. En versant dans une dissolution légèrement chauffée de sulfate de cuivre un carbonate alcalin, on obtient un précipité volumineux qui se transforme à l’ébullition en une poudre verte employée dans la peinture à l’huile, sous le nom de vert minéral; c’est im carbonate bibasique de cuivre, 2GuO,GO^,HO, de môme composition que la malachite^ carbonate vert de cuivre, très-abondant dans l’Oural et dans la Sibérie, que l’on emploie dans la confection d’objets d’ornement.
On trouve aussi dans la nature un autre carbonate de cuivre, l’azurite, carbonate sesquibasique, 3GuO,2GO^,HÛ, remarquable par sa belle couleur bleue, qu’on employait autrefois dans la fabrication des papiers peints, avant que l’outremer artificiel fût à si bas prix L Sa poussière constituait les véritables cendres bleues, qu’il ne faut pas confondre avec
‘ L outremer est une magnifique couleur bleue qu’on retire du lapis-lazuH, minéral assez rare qui nous \ient du nord de l’Asie. On sait peu de chose sur la composition de ce corps, mais on peut l’imiter aujourd’hui par des procédés dus à divers chimistes, et notamment à M. Guimet.
CHIMIE INOHGANIQUE.
les cendres bleues arlificielles, mélange de chaux, de sulfate de chaux et d’hydrate bleu de cuivre, obtenu en précipitant le sulfate de cuivre par
la chaux, et employé au même usage.
J’ai monlré comment on pouvait reproduire ce carbonate de cuivre en faisant réagir dans des tubes fermés du carbonate de chaux sur de l’azotate de cuivre (637).
Arsénile de cuivre, 2CuO,AsO‘C
972. L’arsénite de cuivre constitue une poudre d'un vert jaunâtre assez vif, que l’on obtient en précipitant une dissolution de sulfate de cuivre par une solution d’arsénite de soude. On le connaît plus communément sous le nom de vert de Scheele.
Le vert de Scliiveinfart, l'une des plus belles couleurs vertes que l’on connaisse, est une combinaison d’arsénite et d’acétate de cuivre, préparée en faisant bouillir pendant longtemps de l’acide arsénieux et de l’acétate de cuivre.