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CHAPITRE V

PHOSPHOHK. — COMPOSES OXYGÉNÉS ET HYDROGÉNÉS DU PHOSPHORE.

PHOSPHORR, Ph = 31.

be phosphoi*e fut découvert en 1669 par Brandt, alchimiste de Hambourg. Ce lut le premier exemple d’un corjis doué de la projiriéfé de luiie dans l’obscurité; aussi la découvej le de Brandi (\\cita au jdus haul

CHLMIK INOHGANIÜUE.

point la curiosité des chimistes. Son procédé, acheté par Kraft, de Dresde, devait être conservé secret; mais Kunckel, chimiste allemand, désireux de le connaître et sachant que Brandt avait travaillé sur Tiirine, et que c’était de là qu’il avait probablement tiré son phosphore, parvint, après de longs essais, à le retirer de cette matière Son procédé,

qu’il communiqua à Homberg, fut publié par celui-ci dans les Mémoires de f Académie des sciences (1692). J1 consiste à évaporer à siccité de l’urine putréliée et à calciner fortement le résidu, mélangé de sable, dans une cornue dont le col est muni d’une allonge plongeant dans l’eau.

En 1769, Gahn, ayant découvert du phosphore dans les os, publia avec Scheele un procédé d’extraction que l’on suit encore aujourd’hui.

151. Préparation industrielle du phosphore. — On commence par calciner des os de bœuf ou de mouton, de manière à détruire la matière organique qu’ils contiennent. Le résidu de cette opération contient 80 à 82 de phosphate de chaux, 15 à 17 de carbonate de chaux et 2 à 3 pour 100 de sable, argile, etc. Les os brûlés ou os blanchis sont pulvérisés et passés au tamis.

On verse dans un cuvier en bois doublé de plomb iOO litres d’eau bouillante et 20 litres d’acide sulfurique à 50®; on y délaye ensuite, avec une spatule de bois, 20 kilogrammes de poudre d’os. On recommence cette opération quatre fois de suite, et on laisse l’opération se continuer pendant vingt-quatre heures. L’acide sulfurique dégage de l’acide carbonique et prend une partie de la chaux de l’acide phospborique et le transforme en phosphate acide de chaux

GaO,2HO,Ph05,

Le sulfate de chaux, peu soluble dans l’eau, se dépose en majeure partie; le phosphate acide se dissout. On évapore le liquide décanté dans des vases en plomb, en ayant soin de filtrer plusieurs fois, afin de séparer le phosphate acide du sulfate de chaux qui se dépose pendant la concentration des liqueurs. Quand la dissolution a acquis une consistance . sirupeuse (50® B.), on la mélange avec 20 pour 100 de son poids de charbon de bois en poudre, et l’on évapore à siccité dans une chaudière en fonte, que l’on chauffe au rouge sombre. Cette calcination dégage beaucoup d’acide sulfureux provenant de la décomposition de l’acide sulfurique en excès par le charbon; elle chasse, en outre, presque toute l’eau du phosphate de chaux.

Il ne reste plus qu’à chaulfer fortement le mélange charbonneux ainsi préparé pour obtenir le phosphore. A une température élevée, le charbon peut, en effet, décomposer les deux tiers de l’acide phosphorique contenu dans le phosphate acide de chaux, qui se trouve ainsi ramené à

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