kitogr
l'eprésentant une valeur de 7 millions de francs environ
Métallurgie du plomb.
C’est de la galène que s’exlrait tout le plomb livré au commerce; mais les procédés d’extraction varient avec la nature des gangues qui accom-
U V. III. ClIAl». XV. Mb:TAU.UR(;ili:.
ii2:^
pagnenl le minerai et avec sa richesse ; on peut loutefois le ramener à deux méthodes principales, qui sont : 1” la méthode par réaction, T la rné- Ihode par réduction.
1077. iléthode par réaction. — Cette méthode, qui s’applique aux galènes riches et peu siliceuses, est fondée sur quelques réactions que nous allons rappeler: le grillage de la galène la transforme en oxyde et sul-
fate de plomb; 2® à une température élevée, le sulfure de plomb peut réagir sur l’oxyde et le sulfate, en donnant du plomb métallique et de l’acide sulfureux, comme l’indiquent les réactions suivantes :
2PbO -h PbS = 3Pb -h S02,
Pb0,S03 + PbS = 2Pb -f- 2SQ2.
On grille à la chaleur du rouge sombre de la galène finement pulvérisée, étendue en couches minces sur la sole d’un four à réverbère, for-
Fig. 171.
ternent déprimée en son milieu (//</. 171); après quelques heures de chaiilfe, on mélange, avec des ringards (ui fer que l’on peut introduire
CHIMIE INOHGANIQllE.
par des portes latérales, les paiiies oxydées avec celles qui ne le sont pas on ferme toutes les ouvertures et l’on donne un bon coup de feu; il reproduit alors du plomb métallique qui s’écoule dans un bassin de réception, en môme temps qu’une matte très-fusible de sous-sulfure de plomb, provenant de la combinaison d’une portion du métal avec le sulfure nom altéré ; ces mattes sont grillées de nouveau dans le four à réverbère.
Ce procédé est pratiqué à Poullaouen en Bretagne, en Angleterre et en:i Carinthie ; mais dans le Harz, où les galènes sont très-siliceuses, une< portion notable du plomb passerait nécessairement à l’état de silicate:, on a recours alors à la méthode de réduction.
1078. Méthode par réduction. — Elle repose Sur ce fait, que le fer., mis en présence de la galène à une température élevée, s’empare de sonn
soufre et met le plomb en liberté. On fondd alors le minerai avec de la grenaille de ferr et des fondants convenables dans un fourneau à cuve.
Ce fourneau, de 6 à 7 mètres de haut eti de 1 mètre de large dans sa plus grande' dimension, est composé de deux cônes en ! maçonnerie réfractaire, superposéspar leur: large base, qui forment la cuve ; on donnée le nom de gueulardk l’ouverture supérieurei du fourneau G, pour le traitement dui plomb; cette ouverture est surmontée r d’une cheminée sinueuse, destinée à con-denser les vapeurs plombifères qui se dé-gagentdu fourneau; à sa partie inférieure, . l’une des quatre parois du fourneau s’arrête à quelques décimètres au-dessus du fond, . de sorte que le fond du fourneau peut être prolongé au dehors. Ce fond est formé par . deux pierres de grès disposées en gouttière et recouvertes d’un mélange d’argile et de charbon ; il forme un bassin dont une partie Best inférieure au foui neau, et l’autre, plus spacieuse, est extérieure, B. Cette dernière peut communiquer par un trou de coulée avec un réservoir plus petit (creuset). Enlin on tait arriver, au moyen de deux tuvères en 1er qui pénetieut dans la paioi du lourneau opjmsée a celle qui est ouverte, le courant d’air d’une machine soufflante.
On introduit, par une ouverture pratiquée un peu au-dessus du gueulard, le minerai mélangé et le combustible; dans les parties inférieures,
Fig. 172.