‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 387 sur 537 · I. ANAI.VSE 0 lU. A ÎN 1(J H K · texte numérisé non relu

I. ANAI.VSE 0 lU. A ÎN 1(J H K

(];ms laquelle V représentant le volume, ,

X représente en

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milliorammes le poids d’un centimètres cube d’air dans les conditions d(

l’expérience, et 0,9714 la densité de 1 azote.

Pour obtenir facilement l’acide carbonique pur dont on a besoin dans l’expérience précédente, on se sert d’un appareil composé de deux flacons tubulés latéralement à leur partie inférieure et réunis par un tube de caoutchouc. L’un d’eux, muni d’un robinet, contient du marbre en fragments, qui repose sur un lit de morceaux de charbon ou de grès dont la hauteur dépasse la tubulure ; l’autre est rempli par une dissolution d’acide chlorhydrique. Si l’on ouvre le robinet, l’acide se met de niveau dans les deux flacons et le marbre est attaqué ; quand tout 1 air a été expulsé du flacon contenant le gaz, on ferme le robinet, et le gaz, continuant à se produire, fait remonter graduellement l’acide dans 1 autre flacon jusqu’au moment où son niveau dans le premier atteint la surface du lit de charbon ou de grès, car alors l’action cesse. On voit que l’appareil donnera immédiatement de l’acide pur dès qu’on ouvrira le robinet. D’ordinaire on fait passer le gaz à travers un tube à boules contenant de l’eau destinée à arrêter les vapeurs d’acide chlorhydrique ; ce tube permet, en outre, déjuger delà rapidité du dégagement obtenu.

2° Dosage de Cazote sous forme d'ammoniaque. — On introduit dans un tube de verre effilé de 3 à 4 décimètres de longueur, un mélange de la matière (3 à 4 décigrammes) et de chaux sodée, et l’on achève de remplir avec de la chaux sodée seule;

on adapte à l’ouverture du tube àanalyse un tubeà boules (/î^. 183) contenant de l’eau acidulée. On chaufle la chaux sodée, puis le

Fig. 183.

mélange; l’ammoniaque dégagée va se condenser dans l’eau acidulée. Lorsque le dégagement cesse, on adapte un aspirateur à 1 extrémité du tube à boules, et l’on brise la pointe effilée du tube, l’air rentre dans l’appareil et chasse l’ammoniaque du tube à analyse dans le tube à boules.

Le poids de l’ammoniaque contenue dans l’acide étendu peut s obtenii par une pesée ou par l’emploi des liqueurs titrées.

a. Dosage de l'ammoniaque en poids., — On absorbe l’ammoniaque dans l’acide chlorhydrique étendu, et on verse la dissolution dans une capsule de porcelaine, on lave le tube à boules avec un mélange d’alcool et d e- Iher qui dissout le goudron formé, et, après avoir réuni ce liquide à .solution, on y verse une dissolution de chlorure de platine ; d se pro m un précipité jaune de chlorure double d’ammoniaque et de "

évapore la liqueur à siccité et l’on reprend par un mélange a e d’éther poui’ dissoudre les matières organiques et le ch orure f e p

cm MIE OHCAiMUlI E.

en excès ; on recueille sur un petit filtre, on sèche et on calcine. 11 reste du plaline spongieux dont le poids fait connaître celui de l’azote, puisque le sel calciné (PtCr^-|-AzH^,HGl) contenait un équivalent d’azote pour un équivalent de. platine.

b. Dosage de V ammoniaque en volume. — On introduit dans le tube 10 centimètres cubes d’une liqueur titrée, contenant 98 grammes d’acide sulfurique monohydraté par litre b et on y ajoute assez d’eau pour que le tube contienne la quantité de liquide convenable à l’absorption; l’opération terminée, on verse le liquide acide dans un verre, on y réunit l’eau de lavage du tube, et, au moyen d’une liqueur alcaline quelconque, on cherche le titre de l’acide partiellement saturé parl’ammoniaque dégagée. Supposons qu’il faille 1 20 divisions d’une burette graduée pour neutraliser exactement les 10 centimètres cubes d’acide primitif et qu’il n’en faille plus que 42 pour neutraliser l'acide partiellement saturé, et on conclura

nécessairement que l’ammoniaque avait neutralisé les — de

l’acide employé. Or, on sait que les 98 milligrammes d’acide sulfurique contenus dans les 10 centimètres cubes d’acide neutralisent 34 milligrammes d’ammoniaque (AzH^) correspondant à 28 milligrammes d’azote;

par conséquent, la quantité d’ammoniaque dégagée est les 78/120 de 34 milligrammes, et la quantité d’azote les 78/120 de 28 milligrammes. soitl9“,03.

Si la matière contenait beaucoup d’azote, on mettrait dans le tube à boules 20 ou 30 centimètres cubes d’acide, de manière que cet acide fût toujours en excès.

1117. Cas des substances liquides. — Si la substance liquide que 1 on veut analyser n est pas très-volatile, on l’introduira dans un petit tube que 1 on feia glisser dans le tube à analyse au milieu de l’oxyde de cuivre, et 1 on procédera à la façon ordinaire pour doser le carbone et l’hydrogène. Dans le cas d’une huile il sera préférable de remplacer le petit tube par une petite nacelle de cuivre ou mieux de plomb, de telle manière que le liquide soit en contact intime avec l’oxyde de cuivre. C’est ce qui arrivera nécessairement avec la nacelle de plomb, qui fondra pendant l’opération.

Enfin, si le liquide est très-volatil, on emploiera une disposition analogue àcellequi nous a servi dans l’analyse de l’acide hypoazotique (129). Pour mieux fixer les idées, nous prendrons comme exemple l’acide cyanhydrique. Le tube à anal}^se étant rempli d’oxvde de cuivre et de cuivre

1 11 faut remarquer que 98 est le double de 49, équivalent de l’acide sulfurique monohydraté; cette liqueur exigerait donc, pour être saturée, 2 équivalents d’ammoniaque (AzH8) ou 34.

CliAP. I. A^ALYSK O U C A N IQ 11 K. 6o5

métallique, on le mettra en communication d’imc part avec l’ampoule contenant l’acide cyanhydrique, d’autre part avec les tubes destinés à absorber l’eau et l’acide carbonique. Le cuivi e et 1 oxyde étant chauds, on brisci’a l’extrémité de l’ampoule dans le tube a analyse, la vapeur d acide cyanh vainque distillant y sera complètement brCilee. A la lin de l operation on fera comme dans le cas ordinaire passer dans 1 appareil, en brisant la seconde pointe, nn courant d’air desséche et dépouille d acide carbonique ou un courant d’oxygene pour chasser l acide cyanhydrique dans le tube à analyse et purger celui-ci d acide carbonique et de v'apeur d eau.

Pour le dosage de l’azote, on opérera exactement comme pour l’acide h vpoazotique, seulement le tube à analyse devra contenii comme précédemment une colonne d’oxyde de cuivu'e et une colonne de cuivie métallique.

1 118. Dosage «lu chlore ou «lu brome, «lu soufre. — Quand la matière contient du chlore, on la chaufte dans un petit tube avec de la chaux vive pure, on produit ainsi du chlorure ou du biomuie de calcium, qu’on dose au moyen de l’azotate d argent. Poui le soufie, on oxyde la matière par l’acide azotique, l’eau régale, le chlorate de potasse, etc., le soufre passe alors à l’état d’acide sulfurique, facile à doser a 1 état de sulfate de baryte.

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