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CHAP. III. AMIDON

2“ Par la chaleur elles acides. — On oblient une dextiine plus soluble, blanche et pulvérulente, par le procédé de M. Payen. On verse 2 kilogrammes d’acide azotique, à 36 ou 40°, dans 300 kilogrammes d’eau. On y mélange ensuite 1,000 kilogrammes de fécule, et l’on sèche le tout dans un étuve à air libre. On écrase la masse à la pelle, on l’étend en couches de 3 à 4 centimètres dans des tiroirs en laiton, que l’on fait chauffer dans une étuve maintenue à 100 ou 120°. En deux heures la transformation est complète.

1 Les acides chlorhydrique et sulfurique peuvent servir, comme l’acide azotique, à la préparation de la dextrine.

3° Par Vorge germée. — On délaye dans de l’eau froide de l’orge germée concassée (malt) et l’on chauffe jusqu’à 75° ; on y verse alors peu à peu de la fécule, qui se dissout aussitôt ; quand une petite quantité du liquide refroidi^ traitée par l’iode, prend une coloration vineuse, on arrête l’opération en portant rapidement le liquide à 100°. Si l’on n’arrêtait pas l’opération à ce point, la dextrine se transformerait en glucose. On filtre la liqueur et onia concentre jusqu’à consistance sirupeuse.

On attribue les effets de l’orge germée à une substance particulière nommée diastase, qui se développe, pendant la germination, près des pousses et des racines des diverses céréales. Cette substance, à dose trèsfaible, possède la propriété de transformer de grandes quantités d’amidon en dextrine, puis en sucre, à une température de 60 à 70° ; il ne faut pas la chauffer au delà, car une température de 100° la détruit immédiatement.

1135. Usages de la dextrine. — La dextrine préparée par l’orge germée s’emploie dans la fabrication des pains de luxe, dans le pa?'ou des tisserands, dans la fabrication des tisanes mucilagineuses, de la bière, des liqueurs, suivant qu’elle contient plus ou moins de sucre; on fait d’ailleurs, pour ces divers usages, varier la durée de l’opération, afin d’obtenir une transformation plus ou moins complète delà dextrine.

La dextrine pulvérulente obtenue par un étuvage avec les acides azotique, chlorhydrique ou sulfurique, ou par l’action de la chaleur seule, s’emploie dans l’apprêt et dans l’encollage des tissus, dans l’application et Tépaississage des mordants, dans l’impression des couleurs, dans la fabrication des papiers peints, pour le gommage des couleurs, etc. On s’en sert pour confectionner les bandes agglutinatives employées à la confection de bandages servant à réduire et à consolider les fractures.

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