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CHAP. VU. DÉRIVÉS DE L’ACIDE ACÉTIQUE

J ^20. Acétates de cuivre. — Acétate neutre^ CuO,C‘^H^O*^ -j- HO L’a-

célale neulre de cuivre (verdet) se prépare en dissolvant l’acétate bibasiqiie dans l’acide acétique. Il se dépose en prismes rhomboïdaux verts contenant ordinairement un équivalent d’eau, mais à une basse température il en retient 5. Ce sel se dissout dans 5 parties d’eau bouillante • il est à peine soluble dans l’alcool.

Quand on le distille, il perd d’abord de l’eau de cristallisation, puis il se décompose en acide acétique très-concentré, en acétone et en acétate de sous-oxytle de cuivre qui se sublime en cristaux neigeux blancs. Il se dégage en outre quelques gaz combustibles, et il reste dans la cornue du cuivre très-divisé et aussi combustible que l’amadou. Le liquide distillé est toujours coloré en vert, par suite de la réoxydation de l’acétate de sous-oxyde; on le distille de nouveau pour obtenir le vinaigre radical pharmaciens, qui renferme toujours un peu d’acétone.

Les dissolutions d’acétate de cuivre sont réduites par le sucre, qui en précipité du sous-oxyde. On s en sert dans la teinture et pour la préparation du vert de Schweinfurth.

Acétate basigue^ 2CuO,HO,G‘^H^O^ -j- oHO. • — 11 constitue le vert-degris que l’on prépare dans le midi de la France en oxydant à l’air des plaques de cuivre humectées de vinaigre, ou laissées au contact du marc de raisin qui s’acétitîe peu à peu. Le métal se recouvre d’une couche bleu-verdâtre d’acétate bibasique.

L’eau le décompose en acétate tribasique cristallin, il reste dans la liqueur un mélange d’acétate neutre et d’acétate sesquibasique.

Ces divers acétates de cuivre sont très-vénéneux.

SUR QUELQUES DÉRIVÉS DE l’aCIDE ACÉTIQUE.

1221. Acides acétiqaes chlorés. — On obtient l’acide moiiochloracétique en faisant passer un courant de chlore dans de l’acide acétique chauffé jusqu’à l’ébullition (F. Leblanc). Il bout à 186“ et cristallise par refroidissement.

Cet acide et les sels qu il donne sont décomposables par l’eau, qui les ransforme en acide chlorhydrique ou chlorure et eu un nouvel acide, l’acide glycolique (Hoffmann et Kékulé) (1251) :

CRUCIOV + 2110 = HCl-h CRD06.

Aci le mono- Acide

cliloracélique. * glycolique.

Chaulfé avec une dissolution alcoolique d’ammoniaque, il se transforme, comme l’a montré M. Cahours, en chlorhydrate d’ammoniaque et en glycocolle ou sucre de gélatine (acide acétamique) :

C412C103,H0 -h 2AzH5, = AzH3,HCl -f- (MU’AzO'.

CHIMIE ORGANIQUE

Le glycocolle e»t un produit bien cristallisé, qu’on peut retirer de la gélatine ou de l’urine des herbivores ; il est donc très-intéressant de pouvoir le reproduire. Cette méthode est d’ailleurs générale et permet d’obtenir avec les acides de la série alcoolique tous les homologues du glycocolle, dont quelques-uns étaient connus depuis longtemps, mais sans qu’on sût les rattacher tous par des réactions simples à d’autres corps connus.

La formule véritable du glycocolle est C^H^(AzH'^)0^,H0 ; c’est de l’acide acétique dans lequel une molécule d’hydrogène est remplacée par le groupement (AzH^) ; aussi est-ce un acide. L’alanine (1200) estl’homologue immédiatement supérieur de cette série ; on peut l’obtenir avec l’acide propionique de la môme manière que le glycocolle s’obtient avec l’acide acétique.

1222. Acide acétique triciiloré. — Si l’on verse de l’acide acétique pur dans un grand vase rempli de chlore gazeux exposé aux rayons solaires, il se transforme en cristaux incolores d’acide trichloracétique avec dégagement d’acide chlorhydrique. Ce corps fond à 40° et bout à 195° ; sa saveur est franchement acide et il forme des sels neutres avec les bases ; le sel d’argent est cristallisable et peu soluble. Il présente les réactions principales de l’acide acétique ordinaire ; ainsi, quand on le traite par la potasse en excès, il se dédouble comme cet acide, mais en donnant du chloroforme G^HGl^, au lieu d’hydrogène :

CMUO^== C20^ + CHP, C^C13H0^= C20^ + C^HCU.

M. Melsens, en mettant la dissolution d’acide trichloracétique au contact d’un amalgame de potassium, a reproduit l’acide acétique ordinaire ; ; cette méthode remarquable s’est beaucoup généralisée dans ces derniers * temps; elle offre un moyen de substituer au chlore et au brome, dans , beaucoup de composés organiques, l’hydrogène naissant fourni par l’action de l’eau sur le potassium : j

C^CUOa.HO + GH = C'‘H303,H0 -h 3HC1.

G’est donc un phénomène inverse du phénomène ordinaire des substitutions.

L’acide trichloracétique a été découvert par M. Dumas; c’est l’étude de ce corps et de quelques autres qui l’a conduit à formuler la théorie des substitutions confirmée par les travaux de divers chimistes, et notamment de Laurent, de MM. Régnault, Malaguti, etc.

1223. Acétone (G^H^^O^). — La distillation de la plupart des acétates ou la décomposition de l’acide acétique par la chaleur donne un liquide connu sous le nom d’acétone. On le prépare d’ordinaire en distillant l’acétate de chaux; il se produit d’après l’équation

2(CaO,CHl3U3j = 2(Ca0,C02) +

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