C108H104Q12 C6H806 + 3(C3^H3^0^) — 6HO
1234. Acide margfarique (G^^H^^O^,HO). — On saponifie la margarine,
ou de l’huile d’olive, de la graisse de porc, du beurre, et l’on- décompose le savon obtenu par l’acide chlorhydrique; on dissout le mélange d’acides margarique et oléique formé par de l’alcool; l’acide margarique se dépose par refroidissement; on exprime les cristaux pour chasser l’acide ^ oléique, et on purifie par des cristallisations répétées. Il ressemble beau- ^ coup à l’acide stéarique, mais il est plus fusible (à 60°); il est volatil | presque sans décomposition. ?
OLÉINE ET ACIDE OLÉIQUE.
1233. Oléine. — Si l’on refroidit l’huile d’olive à 0°, il se dépose des cristaux de margarine; le liquide restant est principalement formé d'oléine tenant encore en dissolution une certaine quantité de margarine; il est difficile, s. non impossible de la purifier. C’est la partie la plus abondante des huiles d’amandes, de baleine, etc.
M. Berthelot a reproduit avec l’acide oléique la monoléine et la dioléine, qui présentent avec l’oléine naturelle beaucoup de ressemblance; mais celle-ci n’est jamais assez pure pour qu’on puisse savoir si elle est identique à l’un ou à l’autre de ces corps, ou si elle est constituée par leiii’ mélange.
1236. Acide oléique (C^®H^^O'^,HO). — On l’obtient à l’état de pureté, en transformant les huiles en savon de plomb; l’éther dissout l’oléate de plomb et laisse le margarate; on précipite le plomb de l’oléate par l’acide chlorhydrique.
On obtient ainsi une huile inodore, incolore, insipide, plus légère que l’eau, qui se solidifie à 4°. On peut obtenir l’acide oléique en cristaux, en refroidissant sa dissolution alcoolique; il s'empare promptement de
CllAP. VIII. CORPS GRAS.
l’oxygène de l’air cl se colore en jaune ou en brun ; il devient alors sapide et acide et perd la propriété de se solidifier. On ne peut le distiller, il se décompose en gaz carburés, acide carbonique, acides acétique, caprylique, caprique, sébacique, etc.
1237. Transformation €le l’oléine en élaïcline. — Les liuiles non siccatives qui contiennent de l’oléine durcissent en quelques instants, quand on les soumet à l’action d’une petite quantité d’acide hypoazolique ou d’acide sulfureux. L’oléine se transforme alors en un principe isomère, l’élaïdine, solide à la température ordinaire et qui prend l’aspect du suif. En saponifiant ces huiles ainsi modifiées, on en retire l’acide élaïdique, isomère de l’acide oléique, qu’on peut obtenir en transformant directement celui-ci sous l’influence de petites quantités d’acide hypoazotique ou d’acide sulfureux.
L’acide élaïdique cristallise de sa dissolution alcoolique en grandes lamelles brillantes; il fond à 45°.
ÉLALNE, ACIDE ÉLAÏQUE.
1238. On trouve ce principe dans les huiles siccatives de lin, de pavot, de noix, de chanvre. Ces huiles diffèrent de celles qui renferment de l’oléine (huiles non siccatives) en ce que, exposées à l’air, elles absorbent de l’oxygène, dégagent de l’acide carbonique, se dessèchent peu à peu et forment une masse résineuse et gluante ; de plus, elles ne possèdent pas la propriété de se dessécher sous l’influence de l’acide hypoazotique. Toutes ces huiles contiennent un peu de margarine.
L’acide élaïque se prépare comme l’acide oléique, mais il est tellement altérable à l’air, qu’on n’a pu jusqu’ici déterminer exactement sa composition.