BLANC DE BALEINE, CIRE
Tous les corps gras ne résultent pas de la combinaison des acides avec la glycérine; le blanc de baleine (cétine) et la cire des abeilles en sont deux exemples.
1239. Cétine. — Les cavités du crâne de certaines baleines contiennent une huile qui laisse déposer, après la mort de l’animal, un corps gras cristallisé qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Ce corps, employé dans la confection des bougies, est connu sous le nom de blanc de baleine ou de cétine.
Ce corps fond à 49°, et il se décompose quand on essaye de le dislillei. En le saponifiant on le dédouble, en lui donnant 2 équivalents d eau,^ en acide palmitique (acide de l’huile de palme) et en un alcool de la séiie ordinaire, Véthal. Il faut remarquer que l’acide palmitique ou éthaliquc,
CHIMIE ORGANIQUE
C32H3io3,HO, est précisément l’acide gras correspondant à l’éthal, C32fj3402^ de sorte que la cétine est de l’éther élhalique de l’éthal ;
1240. Cire. — La cire est produite par les abeilles et leur sert à construire leurs cellules; mais le règne végétal fournit plusieurs espèces de cires, que l’on trouve, par exemple, à la surface de l’écorce d’un certain nombre de palmiers, sur la canne à sucre, dans le liège, dans la chloro- j phylle, mais leur nature n’est pas bien déterminée.
La cire d’abeilles est un mélange d’acide cérotique, et de mv-
ricine, que l’on peut séparer, en traitant la cire par l’alcool bouillant, ' qui ne dissout que l’acide cérotique. La myricine saponifiée donne de ' l’acide palmitique, ou élhalique et de l’alcool mélissique,
C60fj6202^ C’est donc l’éther neutre élhalique de la série de l’alcool mélissique.