C.isHSAzO^ H- GHS = Ct^H-^Az + 4HO H- 6S
Beaucoup de carbures traités par l’acide azotique concentré donnent des produits correspondant à la nitrobenzine et susceptibles d’être transformés en bases par une réaction identique. Voici les deux formules générales qui représentent cette transformation du carbure en base volatile ^ :
C2nii2m | AzO^,HO = 2HO H-G2»iH2»»-iAzO\ C2^H2jw-iAzO''q-GH=C2?iH2'»+ 'Az+ 4H0.
1325. Aniline. — L’aniline prend naissance dans un grand nombre de circonstances dans la distillation de la houille, dans la décomposition de l’indigo et de ses dérivés sous diverses influences (1352), mais on la prépare aujourd’hui pour les besoins de l’industrie en distillant la nitrobenzine avec de l’acide acétique et de la limaille de fer (Béchamp). La nitrobenzine se fabrique avec toutes les benzines retirées par la distillation des goudrons de houille et des huiles de schiste.
C’est un liquide incolore, qui réfracte fortement la lumière; son odeur est forte et aromatique, sa saveur est brûlante. Elle est à peine soluble dans l’eau, mais elle se dissout en toute proportion dans l’alcool et dans l’éllier. Sa densité est 4,028. Elle bout à 182°; sa densité de vapeur est 3,025.
Elle forme avec les acides des composés bien définis et de même constitution que les sels ammoniacaux ; soumise à l’influence des corps oxydants ou de chlorures anhydres pouvant céder du chlore (chlorure d’étain, par exemple), elle donne naissance à des composés dont la constitution est encore peu connue, doués de couleurs d’une grande beauté
’ I.’action des réducteurs sur la poudre-coton, qu’on aurait pu envisager comme de la cellulose, dans laquelle ü molécules d’hydrogène seraient remplacées par 6 molécules d’acide liypoazotique (C20IR5Oi5‘,5AzO^ = C.20H15(AzO''^)SO20)^ montre bien que l’hypothèse que nous avons admise sur sa constitution est la seule vraie. Si la poudre-coton était un E produit analogue à la nitrobenzine, elle eût donné des bases sous l’infiuence de l’acide sul- 1 fhydrique, au lieu de régénérer du coton.
778 CHliMll': OHGANIQUK.
(violet, rouge, bleu, etc.), et dont la teinture tire aujourd’hui un parti très-important.
Nous reviendrons tout à l’heure sur la constitution de cette base.
2° Ammoniaques composées.
1326. L’action de la potasse sur les éthers cyaniquesa conduit M. \\urtz à la découverte importante des ammoniaques composées; mais la véritable constitution de ces bases ressort surtout des travaux remarquables de M. Hoffmann sur l’action réciproque de l’ammoniaque et des éthers iodhydrique ou bromhydrique.
Si l’on fait réagir le bromure d’ethyle sur une dissolution alcoolique d’ammoniaque, les éléments de ces corps s’unissent, et 1 on obtient du bromhydrate d’éthylamine :
+ AzH3 = C'MrAz.HBr,
d’où l’on chasse facilement l’éthylamine par un alcali fixe. En soumettant cette éthylamine à l’action du bromure d’éthyle, on obtient un bromhydrate d’une nouvelle base, la diéthy lamine, par une simple addition d’éléments :
C4H5BrH-CAmAz== C^lI'iAz.HBr.
Ce bromhydrate, traité parla potasse, donne la diéthylamine C^H'^Az. Cette nouvelle base, mise en présence du bromure d’éthyle, se comporte encore comme les deux précédentes; les éléments des deux corps s’unissent, et il se produit un bromhydrate d’une troisième base, la trié- (hy lamine :
CVH^Br -h CSH'iAz = C‘2Hi3Az,HBr,
d’où l’on retire focilement la triéthylamine : G^^H^^Az.
Ces faits s’interprètent facilement de la manière suivante : l’ammoniaque contient 3 équivalents d’hydrogène, que l’on peut remplacer par 3 équivalents d’un radical composé ; mais il est également possible de n’opérer cette substitution que pour 2 et même pour 1 équivalent d’hydrogène. L’ammoniaque pourra donc donner trois espèces de bases que nous formulerons de la manière suivante, en les plaçant en regard de la formule de l’ammoniaque :
Az < H
Az
Az CH15
Az 1
Ammoniaque.
Elliylaminc.
Diéthylamiue.
Triélhy