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+ Ag0310 = Agl-pAz (hydrate de tétraéthvlammonium )•
CHAP. XII. BASES A RT I F 1 Cl EL L ES. 781
La dissolution de celte base n’offre pas d’analogies avec l’ammoniaque caustique, mais elle agit de la même manière que la potasse. Concentrée, elle saponifie les corps gras et décompose l’éther oxalique en acide oxalique et alcool ; une ammoniaque composée donnerait dans cette circonstance une oxamide et de l’alcool; elle chasse l’ammoniaque de ses sels, même à froid.
En se combinant aux acides, elle donne des sels de tétraélhylammonium; on ne peut la distiller sans décomposition.
Ce corps doit être considéré comme un type d’une série extrêmement nombreuse de composés, dont quelques termes seulement ont été étudiés jusqu’ici, mais qu’on doit pouvoir produire avec les divers radicaux alcooliques. 11 est bien évident d’ailleurs que ces composés ne contiennent pas seulement un seul radical, mais qu’ils en peuvent contenir deux, trois et môme quatre différents. C’est un de ces composés que représente la formule suivante :
Az
H5 C8 R9 1 r.ioHi'
dodure de méthyléthylbutylamylammonium).
Le phosphore et l’arsenic donnent naissance à des composés analogues.
4» Bases analogues aux alcaloïdes naturels.
1331. Lorsqu’on fait réagir l’ammoniaque sur certaines aldéhydes, elles que l’essence d’amandes amères, l’essence d^anis, le furfurol i, on
)btient des corps neutres, appelés hydramides, par les réactions suiantes :
3^H^-|-2AzH3 = GHO-f^C^2Hl8Az^^ 3(C'0HVov) + 2AzH3 = CHO + CaoiP^Az^Oe
ydrure (le benzoïlc. Hydrobenzamide. Furfurol.
3(C‘3H80h-l-2Azll3 = cnO-hC^8H2VAz203.
Hydrure d'aiiysile.
Auyshydramide.
Ces matières, chauffées pendant quelque temps à l’ébullition avec une lissolulion de potasse, se transforment, sans changer décomposition, en rois substances qui sont des bases crislallisables. Ce sont l’amarine, anisidine, la furfurine. Ces deux dernières ressemblent beaucoup aux jlcaloïdes oxygénés naturels. On doit cette remarquable méthode à d. Fcwnes.
* Matière obtenue en distillant le son de froment av'^ec de l’acide sulfuri(|ue et de l’eau, •n ne connaît pas bien la réaction qui la produit.
CHIMIE ORGANIQUE
M. Wnrlz a montré récemment que Uoxyde d’éthylène pouvait s’unir en diverses proportions à l’ammoniaque pour donner des bases oxygénées.
Les mieux connues ont pour formules :
On voit toute i’analogie de ces bases avec celles qui résultent de l’u-nion des oxydes métalliques et de l’ammoniaque (969); elles diffèrentl des bases précédemment étudiées en ce qu’on ne peut plus les envisager comme des produits de substitution se rattachant au type ammoniaque.. Ce sont des produits résultant de l’union de deux bases.
d332. M. Gloez a obtenu plusieurs bases volatiles en chauffant en i vases clos un mélange de solution alcoolique d’ammoniaque et de liqueur des Hollandais (dichlorhydrine du giycol). Nous considérerons en.i particulier l’une de ces bases, C^H^Az^, qui prend naissance dans la3 réaction réciproque de 1 équivalent de liqueur des Hollandais et de 22 d’ammoniaque :
D’après M. Hoffmann, cette base se comporte comme 2 équivalents^ d’ammoniaque; elle s’unit à 2 équivalents de divers acides pour formerr des sels bien cristallisés; et comme l’ensemble de ses réactions ne permet pas de dédoubler sa formule, il convient de l’envisager comme iine^ base diatomique. Elle résulterait alors de la condensation de 2 molécules d’ammoniaque avec remplacement de 2 molécules d’hydrogène^ par une molécule d’étbylène. C’est ce que représente la formule :
On voit ainsi qu’aux glycols ou alcools diatomiques se rattacbent des ; acides bibasiques, comme l’acide oxalique, et des bases diatomiques.s On connaît même aujourd’hui des bases triatomiques, mais nous nepoii-i vous nous occuper ici de l’étude de ces divers composés.
AzlU (monoxéthylënamine] 2(CMU02),AzH^ (dioxétliylénamiiie), 3(C'^H^02),ÂzH3 (trioxéthylénamine), 4(CqU02),AzH3 (létroxéthylénamine).
5° Bases polyatomiques.
CMPCU+ 2AzH3= CAH8Az2,2HCI.
tu A P. XI K. MAÏIÈPES COI.OR ANTfilS.
C° Amides.
1333. Nous rapprochons Jes amides des bases volaliles, parce qu’elles dérivent comme elles de l’ammoniaque et qu’on peut les obtenir par des réactions analogues à celles qui produisent les ammoniaques composées. Quelques-unes possèdent d’ailleurs des propriétés basiques.
On obtient, en effet, l’acétamide en faisant réagir le chlorure d’acé-
lyle, G^H^O^Gl, sur l’ammoniaque; on peut représenter la réaction par la formule suivante :
Az I H I C'^H^O^Cl = Az I H I (l’acide chlorhydrique s’unit à l’ammoniaque
( II J I H ) excès).
Dans celte manière cl’inlerpréterles faits, il doit Être possible de remplacer dans l’acélamide iesdeiix autres molécules par le radical acétyle C‘H3Q2; c’est en etfet ce qu’a démontré Gerhardt : en faisant réagir sur l’acétamide le chlorure d’acétyle, il a obtenu une amide binaire, comme le montre la formule
( CMI302 I / c^H302 \
Az I H -I- CAtPO^Ül = Az] ( -j- HCl
Gelle amide binaire, traitée à son tour par le chlorure d’acétyle, produit une amide ternaire, dans laquelle les trois molécules d’hydrogène sont remplacées par trois molécules d'acétyle :
I C^H3Qa , / CMI302 \
A Z 0^11302 + C4H302C1= Az C^H302 ! + HCl.
Gette réaction est générale.