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BASES

g04 CHIMIE ORGAMQUE.

avec de la quinine, de la cinchonine ou de la slryclminc. C’esl un liquide oléagineux, d’une odeur forle et caractéristique, d une saveur brûlante, plus dense que l’eau (D=t,08) et peu soluble dans ce liquide. La qui-

noléine donne des sels bien cristallisés.

L’aniline a été étudiée précédemment aux paragraphes 1324 et 132a.

Acide pliénique,

1373. Préparation et propriétés. — L acide phénique se üie de l’huile de goudron en l’agitant avec une dissolution concentrée de soude; on enlève l’huile qui ne s’est pas dissoute et L^on

que de sa dissolution alcaline par l’acide chlorhydrique. On le desseche

ensuite en le distillant sur du chlorure de calcium.

L’acide phénique constitue de grands prismes incolores, d une odeu particulière, d’une saveur brûlante, qui fondent à 3a», et ne se so^i len nu’à+t5». Cet acide bout à 188» ; sa pesanteur spécifique est l,06o , 1 est U-èsiu soluble dans l’eau; toutefois il attire facilement 1 humidité de l’atmosphère et conserve alors une consistance oleagmeuse. L alcool et

l’éther le dissolvent en toutes proportions.

Le chlore et le brome l’attaquent et donnent naissance à divers produits de substitution, qui sont des acides plus forts que l’acide phénique. Chauffé en vase clos avec l’ammoniaque, il donne de 1 aniline et de eau .

C12H6Q2 + AzI13 = Ci^H’^Az + 2HO.

L’acide azotique donne avec ce corps plusieurs produits nilrés, qui sont l’acide phénique mononilré, l’acide phénique binitre,

C■2HMA^O«)^ et l’acide phéniqiiè trinitré, C‘W(AzO»)L Ce dernier est 1 acide picrique (1354) que l’on prépare aujourd’hui pour les besoins de la teinture en traitant les huiles de houille, dont le point d’ébullilion est compris entre 160 et 190°, par l’acide azotique concentré.

DISTILLATIOIS DES BOGHEADS.

1374. La distillation des bogiieads fournit un gaz dont le pouvoir éclairant est triple ou quadruple de celui du gaz de la houille. G est le gazpoi tatifopiQ l’on fabrique à Paris. Elle donne, en outre, des hydrocarbures d’où l’on peut retirer de grandes quantités de benzine, des huiles légères propres à l’éclairage (huiles de schiste) et des huiles lourdes riches en paraffine. Cette distillation s’opère aujourd’hui en France sur une assez grande échelle, sur 10 millions de kilogrammes de matière environ, dont 9 raillions sont employés pour obtenir seulement des huiles, sans ulih-

salion du gaz dégagé.

CllAP. XV. MATIERES ANIMALES.

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