LIV. I. CUAP. VIII. ACIDF. SULFHYDlUQUi
riqiie en dégageant de l’acide siilTureiix (235), de sorte qu’il ne se dégagerait dans celte opéralion que du gaz acide sullureux.
250. Composition. — On cliauffe dans une cloche courbe un volume : déterminé de cet acide avec un petit morceau d’étain : on maintient l’éi tain fondu pendant 25 à 30 minules, et on laisse refroidir l’appareil ; on i voit alors que le volume du gaz n’a pas varié, mais qu’il est transformé ; en hydrogène pur.
Si de la densité du gaz sulfliydriqiie 1,1912
on retranche la densité de l’hydrogène. . . . 0,0692
11 reste i,1220
qui est, à très-peu, près la moitié de la densité de la vapeur du soufre.
Par conséquent, la composition de l’acide sulfhydrique est la même que celle de l’eau, puisque 1 volume d’hydrogène et 1/2 volume de vapeur de soufre forment \ volume d’acide sulfureux.
On en déduit la composition suivante en poids :
Hydrogène... 6,31
Soufre 94,19
La formule SH, qui exprime la composition de l’acide sulfhydrique, correspondra à 2 volumes, si l’on suppose, comme nous l’avons admis jusqu’ici, que le symbole H corresponde toujours à 2 volumes.
On ne peut employer le potassium dans celte analyse, parce que les métaux alcalins forment avec l’acide sulfhydrique des sulfhydrates de sulfure, de même que l’eau, en présence des métaux alcalins, donne naissance à des hydrates d’oxyde. On n’obtiendrait donc avec le potassium que la moitié de l’hydrogène contenu dans l’acide sulfhydrique. On a en eli'et :
2SH -h K = KS,HS H- H.
Pour l’eau, la réaction analogue est représentée par la formule