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ACIDE CHLORHYDRIQUE. CHLORURES DES MÉTALLOÏDES

ACIDE CHLORHYDRIQUE, HCl = 36,5.

297. ilistorique. — Cet acide paraît avoir été découvert par Glauber, mais sa composition a été mise en évidence par Gay-Lussac et Thénard. On croyait avant eux que l’acide chlorhydrique contenait de l’oxygène, parce qu’on avait conclu des expériences de Lavoisier que l’oxygène était le seul corps capable d’engendrer des acides. Quelques années plus tard, la découverledu cyanogène leva toul(‘ incertitude. Gay-Lussac démontra

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d’une manière inconLeslable que l’acide prussique (cyanhydrique), ana

log'ue à Tacide chlorhydrique, ne contient pas d’oxygène.

298. Préparation. — On prend un hallon en verre muni d’un tube abducteur {fig. 83), on y introduit du sel marin fondu, puis de 1 acide sulturique concentré ; il se produit aussitôt un abondant dégagement de gaz, que l’on recueille sur le mercure. On peut employer du sel ordinaire, mais il se produit alors un boursouflement considérable de la matière, qui peut obstruer le tube. On évitera cet inconvénient, si l’on emploie le sel ordinaire, en adaptant au bouchon qui ferme le ballon, un tube en b, par lequel on versera peu cà peu l’acide. Dans tous les cas, il faudra chautler le mélange à la fin de l’opération. La formule suivante rend compte de la

léaction . îSaCl-l- S03,H0 = HCl -t- Na0,S03.

Fig. 83.

299. Propriétés physiques. — Gaz iiicolore, d une odeui piquante et suffocante, rougissant fortement la teinture de tournesol et éteignant les corps en combustion ; sa densité est 1,247 ; un litre de ce gaz pèse donc 1,247 X 1,3 = 1^,621. 11 est excessivement soluble dans l’eau. Ce liquide à 8” en dissout 480 fois son volume. On peut mettre en évidence la facilité avec laquelle l’eau dissout l’acide chlorhydrique en plongeant dans l’eau une cloche remplie de ce gaz et maintenue sur une soucoupe contenant du mercure. En soulevant la cloche, on met le gaz en communication avec l’eau ; elle se précipite alors avec violence dans l’éprouvette, qu elle peut briser si le gaz est bien pur ; mais il suffit d’une petite quantité d’air pour amortir beaucoup le choc. On peut encore introduire un morceau de glace dans le gaz chlorhydrique, il y fond avec rapidité.

Faraday a liquéfié l’acide chlorhydrique en le soumettant à un froid de — 50°; à la température ordinaire, il est liquide sous la pression de 40 atmosphères. La chaleur est sans action sur le gaz chlorhydrique, mais l’électricité paraît le décomposer partiellement en chlore et en hy-

(1 rogène.

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