‹ Cours graduel et complet de chinois parlé et écritChapitre 104 sur 278 · A*!, drapeau ou bannière · texte numérisé non relu

A*!, drapeau ou bannière

Ce caractère mérite une attention toute particulière comme servant à répartir en huit corpSy appelés pa-k'i, huit bannières, toute la nation tatare mantchoue, — en tant qu'elle est distincte du peuple chinois ; — y compris les Tatars Mongols et le Hann-kiunn^ ou descendants de ceux des Chinois qui, les premiers,se sont joints aux Mantchoux pour la conquête de

l'Empire. De là, k'i-jenn veut dire les Mantchoux, en opposition avec Hann-jenn, les Chinois. (Le caractère Hann est le nom d'une dynastie qui a régné sur la Chine, de l'an 202 avant Jésus-Christ jusqu'à l'an 220 de notre ère). Personne [absolument ne saurait éviter d'être inscrit sous une de ces huit bannières, — quels que soient sa naissance, son ftge, sa position. Les trois premières : l'une bordée de jaune, l'autre jaune et la troisième blanche, sont du premier rang ; les cinq autres, du second, à savoir : les bannières, bordée de blanc, rouge, bordée de rouge, bleue et bordée de bleu. Jusqu'ici du n^oins, c'a été, en Chine la seule armée, — sorte de garde impériale, — relativement bien organisée, bien disciplinée et bien commandée. Partout o£i ces divisions ou brigades tiennent garnison, elles occupent un quartier spécial de la ville et n'ont rien de commun avec les populations locales ou indigènes. Chose étrange, cependant; il est douteux que, sur plusieurs milliers d'hommes d'une division, il y ait une centaine d'individus sachant dire cent mots mantchoux.

60. Tsaif signifie ici dans^ sur (ce lieu, cette estrade); — niu remplaçant le substantif cAtt'ai, théâtre.

Chap. X«

TEXTE CHINOIS

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tionnaire {qui) conduit (/es) affaires. Ce terme est entré, définitivement, dans le style officiel et, par suite, dans la langue parlée de la Chine. Aujourd'hui, ces trois caractères ne forment qu'un seul mot, comme celui de Consul. On dit même déjà fréquemment lAng^ché^ tout court. Ces consuls sont assimilés aux « intendants de cercles •« ou Tao-taiy officiers plus ou moins militaires, chargés spécialement de la surveillance des frontières, et des côtes maritimes ou fluviales — ayant, par suite, leur résidence dans les ports de mer ou de fleuves, où résident également les consuls étrangers. Comme ces intendants ont droit au titre de Ta-jenn, puisque G^est par eux que commence la série des dignitaires^ il s'ensuit que les consuls sont traités aussi, en Chine, de Torjenn^ c'est-à-dire d'£»cellence.

41. Tch'ai-jenn, messagers, sbires, agents de police, — en d'autres termes hommes d'envoi, (de commission).

42. Tch'a-nay examiner e/ prendre,— terme qui signifie saisir judiciairement, arrêter»

48. Ping y veut dire pareil^ égal; mais lorsqu'il est suivi d'une négation, il a le sens de : absolument ^ et devient alors un adverbe.

44. Ynn-ts^angy cacher et celer, pour cachcTy se cacher, — verbe formé de deux synonymes.

46. Siang-fanny mutuellement — opposés,— a ici le sens de : tout au contraire,

46 Ta, frapper, — est employé ici dans le sens d'ériger quelque chose à force de coups {frappés).

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