Tchao'p'ai, tablettes de cortège ou
porte-titres, enseignes. Ce sont des planchettes oblongues, assujetties à des hampes, le tout peint en rouge. De beaux caractères en or tracés sur ces planchettes expriment les titres et les attributs du fonctionnaire. On les porte, deux à deux, devant sa chaise^ ou, si c'est un militaire, devant son cheval. Telle de ces enseignes dit au peuple : de se taire, — telle autre de trembler^ — une troisième, de faire place. Et comme, derrière ces enseignes, il y a généralement des bourreaux armés de chaînes, de verges, de cordes et de glaives tout aiguhés^ il n'est pas étonnant que le premier coup de tamtam [gong) qui précède le cortège, fasse vider la rue en un clin d'œil. Si c'est un dignitaire qui passe, une paire d'enseignes annonce que sa nomination a eu lieu par décret impérial. A l'arrivée du cortège au prétoire, ces enseignes sont rangées des deux côtés de la grande porte.
Il convient d'ajouter que les enseignes de négociants ou de boutiquiers s'appellent aussi tchao'p'ai, mais elles sont généralement suspendues à demeure, de chaque côté de la porte du magasin, et elles sont presque toujours suffisamment grandes pour remplir tout l'espace entre l'extrémité du toit et le sol de la rue. A
Chap. VII.
TEXTE CHINOIS
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74. Li'k'ai-youenny s'éloigner. — Le caractère /r\ distance, entre dans la composition des phrases où il s'agit d'exprimer le rapport de voisinage ou d'éloignement. Ainsi, pour rendre cette pensée : Y a-Uil loin de la France à la Chine? — il faut dire en chinois: Francs — empire — distance — milieu — empire — beaucoup — loin, c'est-à-dire :
Fa^kouo-li-tchong-kouo-to-youenn , la réponse sera : La distance est de dix mille lieues (de Chine). Li-y-ouann-li. Les éléments dont se compose le verbe éloigner sont donc : le caraaère li, distance; le verbe k'ai, ouvrir, se mettre en route, partir; enfin, l'adverbe youenn, loin, — sauf à mettre le régime après k'ai et avant youenn.
76. Peî'tsienn, vil et pas cher, — quelque chose qui n'a aucune valeur, ou qui «n a fort
peu; — terme opposé à' celui de t'i-mienn, biens et honneurs. Tsienn veut dire aussi à bon marché, et alors il est opposé au caractère koueî, cher {noble),
76. Ting-tài, bouton que les Chinois portent au sommet de leurs bonnets officiels et qui désigne les différents degrés de la hiérar- I chie civile et militaire. Sauf l'empereur, le prince impérial, les frères et les fils de l'empereur régnant, tous les fonctionnaires en portent, depuis les princes du sang de i>« et de 2« classe, jusqu'au plus infime scribe ou caporal. Cest aussi la marque distinctive, sauf la couleur, des véritables lettrés, bacheliers ou licenciés es lettres ou es armes, docteurs ou membres de l'Institut de Chine. Il y a neuf rangs de boutons, chaque rang se subdivisant en deux classes. D'après la loi, le bouton du
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TRADUCTIONS
Chap. VII.
Traduction française, .
énumérer en un instant.