Comme on le voit, ce proverbe n'est
composé que de monosyllabes. Et cependant tout le monde le comprend.
40. Siang-ts'o, se tromper en pensant, cho-ts'Oy se tromper en parlant, et ainsi de suite ; — verbe composé de deux verbes, dont le second constate le résultat {mauvais) du premier.
Chap. VII.
TEXTE CHINOIS
cheng o
ni
siang 40
ts'o 40
léa
'ta
léao
jenn 39
kouo 39 léou 39
mmg
niao 39
kouo Idou 3 g
léou
min g
yu 37
o héou
sou 38 yu
Ma
cho :
sa
tsir.n 36
sinn 36
kié 36
iJ
li y
chann
peung
lii 3
ouo tou
pou
yao
3j I pao
tch'ôou ^
fou 34
koueï
iH
f/inn I
ta ?i
léao
t'iao
t^ôel >
81. Ta-p'o^ casser, briser, — nouvel exemple des verbes auxquels se joint et que précède toujours, en ce cas, le verbe auxiliaire tûy frapper.
82. La position assignée ici au caractère léao exige que toute la phrase soit mise au conditionnel passé. En la traduisant mot à mot, il faut dire : Je désirais (ou, j'aurais désiré) que je me fusse cassé, en voulant me venger.
88. Pao veut dire reconnaître ^ correspondre à. Joint au mot inimitié^ il signiâera venger; au mot bienfait^ il voudra dire être reconnaissant. Ces verbes, on le voit, sont composés d'un verbe et d'un substantif, — d'où il résulte qu'au passé, il faudra dire pao-\.¥..KO'
tch'éoUf je me suis vengé, — ou, pao-i.txongenn^ j'ai prouvé ma gratitude.
84. Fou-koueî, richesse, ~ p'innk'iong, pauvreté, — substantifs composés chacun de deux synonymes. K'iong veut dire aussi fond d'un abîme^ extrémité, et rend d'autant plus expressif le mot de pauvreté.
86. Chann-peung-ti'lié est une locution très-commune signifiant : n'importe quoi de terrible et d'imprévu.
86. Tsinn-sinn-kié-li, autre locution également fort usitée, répondant à la nôtre :^ire l'impossible.