Ti-chia, en bas, est l'opposé de c^a»^ t'éou, en haut
Chap. V.
Traduction française.
(et qui) m'ont fait manquer mes affaires.
I . Ceci ne me concerne en aucune façon et ne regarde que vous.
Quelle idée! — Est-ce que je pouvais faire qu'ils ne fussent pas des gens d'importance et qu'ils fussent au contraire les premiers venus, — je ne m'en serais certainement pas soucié; — {mats cette foiS'Ciy pai dû m'occuper d'eux) d'autant plus, qu'ils étaient venus dans une bonne in-
Traduction littérale,
se tromper (faire manquer)
— m. p. i. — je — de — affaires — choses.
1 . Ceci — le — cause (jouir de sa liberté) — obtenir^ toi,— avec [à) — je — pas — mutuellement — bouclier (fottcher^ apoir responsabilité).
2. Celui-là — lieu — de — langage, — je — plût à Dieu — pas — obtenir — lui — m. p.
— pas — avoir — mérite — nom, — être — égal — toujours—cent— famille,— je — aussitôt — pas — administrer (s^occuper de) — lui-- m. p.
— d'autant — encore, — lui
— m. p. — venir — de — bon — intention —
129. Kong-mlng^ litt. : réputation {dé) mérite. Cette locution indique seulement ici le bouton que les Chinois portent au sommet de leurs chapeaux et qui est censé constater les grades littéraires, ou les fonctions publiques de ceux qui le portent. Il n'en est pas moins vrai qu'aujourd'hui ces sortes d'insignes s'achètent pour ainsi dire aux enchères et que, par suite, leur valeur honorifique est minim.\ celle surtout des boutons en cuivre doré.
180. Le caractère kouanii veut d re avant tout : administrer, s'occuper de quelque chose. De là, le sens dt gouverner. Or, s'occuper de quelque chose, c'est évidemment s'en soucier. Cette locution est trôs-usilc.'.
La composition do ce caractère est fort expressive. On y voit, pour raJij.il, la clef de bamboUfeX pour caractvTJ p!io.i.ti.iJc cjlui qui
signifie /onc/io««atre. De là l'idie que c'est avec le bambou que les fonctionnaires gouvernent le pays. Et cette idée est assez juste.
181. K'ouang'tsié, que nous connaissons déjà, peut se traduire indiffiremment par d'au" tant plut ou d'autant moins^ suivant le sens de ce qui précède. Ici, il faut le traduire par d'autant plus, mais en se pnr.'ant d'oublier qu'il implique juste le contraire de ce qui vient d'être dit, c'cst-à-dirj : qu'on ne se soucierait pas. On voit par là, combien il est uécessaire, pour le traducteur, de se rendre toujours exactement compte de la position spéciale et relative que les ca.awt^res chinois occupent dans chaque phrase. .
18S. Y-tseUy intention, pcnsie, id Je, —substantif composé de deux* synonymes.
Chap. V.
TEXTE CHINOIS
i3i isié ^
mciînn
Inl
hao
ouo
tsiiîou
pou
kouann
meunn>
k'ouang
Ji;,
kong
mïng-^
ché
p'Ing
ichang
po
s!nï?
pa 128
pou too 128
t'a meunn
ma
siang li'j
kann <>
na 127
li 127
ti
houa y
fil
ko
too ni ^
yu
OUO
pou
ou ia5
Mao
126. Le verbe ou signifie d'abord omettre ou se laisser séduire; puis, manquer à quelque chose, à son devoir. Dans cette phrase, il y a une ellipse : « en bavardant une demi- journée,
— {ih ont fait que) — j'ai manqué à mes affaires. » Le verbe se rapporte à celui qui parle et non pas à ceux dont il parle.
1S6. Les deux verbes composés : yéou-too et siang-kann signifient à peu près la même chose : concerner, avoir responsabilité de quelque chose. On peut traduire l'un et l'autre par concerner et regarder (dans le sens de toucher). Mais leur emploi n'est pas le même,
— car si Ton doit se servir de yéou-too dans le sens actif, siang-kann exige le régime indirect, précédé de la préposition yu (avec ou à). Exemple : ceci n'a aucun rapport avec moi ;
ou, ceci ne se rattache pas à moi. — Le régime indirect se place ici avant le verbe, tandis que yéou-too doit ctre suivi de son régime direct.
127. Na-li-ti-houa, avec un fort accent sur le mot «fl, — locution qui répond à nos expressions ; quelle histoire, quelle farce! Mot à mot : Mais d'oïl (de quel lieu) vient donc ce langage !
128. Pa-pou-too^ idiotisme employé seulement au négatif, signifie : Plût à Dieu que, — je ne puis pas empêcher que. Il arrive fort souvent que le premier de ces trois caractères, pa, plût à Dieu {utinam), est remplacé par pa^ SAISIR, POING, marque du régime direct, — car les Chinois sont très-sujets à de semblables erreurs. Mais même alors, cette locution ne change point de sens.
TRADUCTIONS
Chap. V.
Traduction française*
grave pas dans ma mémoire je ne Pat pas digérée^ je ne me la suis pas assimilée]; ridée ne m*était pas venue que j'irais aujourd'hui à l'école, je suis très-éreinté, n'ayant pas un seul instant à moi (n^qyant pas même un peu de repos) ; avant-hier, jai reçu des visites; hier c'est moi qui suis allé en rendre; — voilà qu'aujourd'hui, 'il m'arrivc cinq ou six amis (pottr) bavarder toute une demi-journée ;
Traduction littérale.
en bas {descendre) — aller ;
— penser — pas — arriver
— maintenant — jour — monter — étude (école), — grandement — amer — pénible, — un — point — garçon (es.) — vide [loisir)
— es. — cependant — pas
— avoir ; — auparavant — jour, — avoir — hôte — gens {es.) — venir — visiter
— lever les yeux vers, — hier — jour, — je — aller — retourner — visiter, — maintenant — ciel, — encore — avoir — cinq — six — p. n.g.
— amis — camarades — venir — dire — moitié —
— ciel (jour) — de — langage,—
lorsqu'on salue, en joignant les mains fermées à la hauteur du visage, on doit lever les yeux sur celui que l'on salue. Et lorsqu'on lève ainsi les yeux, c'est qu'on s'attend à quelque chose. 1^ caractère ouang signifie donc aussi espérer.
1S4. Cho-houa, parler. Mais comme c'est un verbe composé d'un verbe et d'un substantiff il faut, pour qualifier le substantif, le faire précéder immédiatement de ce qui le qualifie; ainsi cuo-;Mi}i}i-/'f>itii-n-HouA et non pas CHO-Hou A-;?<Tnn-/ 'ienn-ti.
Chap. V.
TEXTE CHINOIS
yéou lal
cho 124
pann
l'icnn
l'ienn
yéou
yéou
lt5ou
ko
tso
ouo
y<5ou k'o I
k'iu
houe:
paï
yîs
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jcnn
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paï 12:
o^nt^
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