‹ Cours graduel et complet de chinois parlé et écritChapitre 189 sur 278 · Je ne le · texte numérisé non relu

Je ne le

^Traduction littérale.

caractère {le naturel)^ avoir

— limites [borner;) — compatir — se prêter à — toi — trois — feuilles {p. n.) — pas

— permettre — toi — mal à propos — se servir — lui.

Dix mille fois — pas — oser

— culpabilité — porter sur les épaules {charge) — bienfait — maître — de — pointer avec le doigt — espérer.

Pas — felloir — bouche — être — cœur — pas; — falloir — cœur — bouche — comme — un.

Etre — achever, — prier —

achever.

Derechef — venir, — toi —

connaître — obtenir — ceci

— le — caractère — ?

Regarder —

Vespérance^ c'est-à-dire attente^ espérance^ vues sur quelqu'un ou sur quelque chose.

106. Ces deux phrases démontrent à quel point on a tort de vouloir réduire à nos termes de grammaire la construction des phrases chinoises et de soutenir, entre autres choses, que le chinois ;7âr/^ est une \aingae polysyllabique, tandis que le chinois écrit serait monosyllabique. Car, Aoilà deux phrases qui sont composées de onze caractères ou mots absolument distincts et que comprend néanmoins le premier venu en Chine, pourvu qu'elles soient convenablement prononcées.

107. Ché'léaOy être et achever, — locution qui répond à la nôtre : c^est fort bien, vous avei raison, c'est comme cela, et qui sert à terminer la conversation.

108. Ts'ing'léao, litt. : j'ai fini de prier, mes prières sont achevées, je n'ai plus rien à dire ou à faire. — C'est une locution d'adieu. On s'en sert en la répétant et en sa-

luant. Elle est l'équivalent de notre : adieu, adieu.

109. Tsaî'laï, verbe composé d'un verbe et d'un adverbe. On peut fort bien le considérer comme un seul mot et le rendre |Mir notre re-venir. Mais on peut aussi traduire ces deux caractères séparément et dire : vene\ sur vos pas, ou venei encore ou vene\ derechef.

110. Jenn-too, reconnaître et obtenir, c'està-dire, connaître — (avec) ejfet, — verbe où le caractère too, ioue à la fois le rôle d'auxiliaire et de complément d'un vert>e. Ce verbe s'applique aussi bien aux personnes qu'aux choses, tandis que le verbe tché-tao signifie plutôt savoir et ne saurait être employé lorsqu'il s'agit des individus.

111. JCann-kienn, regarder et voir, pour voir, — verbe composé de deux synonymes, dont le deuxième est en même temps un verbe auxiliaire, qui exige qWau négatif présent, la négation pou, pas, soit placé* entre les deux verbes.

Chap. V.

TEXTE CHINOIS

98. YéoU'Chienn, avoir {des) limites, autrement dit : élre bornée — surtout si l'on ajoute à ces deux caractères celui de ti, marque de l'adjectif.

99. Nfat-kttiff, compatir et se prêter à, — constituent un verbe composé, signifiant '.faire aumône, qui, pris substantivement, veut dire tout simplement aumône. Dans la bouche d'un supérieur parlant à un inférieur, cette locution répond à notre expression : je daigne,

100. Le caractère tchang veut dire ici feuillei, parce que la demande de l'élève en a précédemment déterminé le sens. Autrement ce caractère ne serait pas compréhensible.

D'un autre côté, ce serait commettre un pléonasme que de répéter ici le mot papier.

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