‹ Cours graduel et complet de chinois parlé et écritChapitre 19 sur 278 · AVANT-PROPOS. XXXV · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XXXV

OU du moins les premières, tous les renseignements et toutes les nouvelles pouvant influer sur la marche des affaires. Leurs fins voiliers, en effet, après avoir été les seuls moyens de communication entre Bombay, Madras, Calcutta et la Chine, le fureit aussi plus tard entre Hongkong et les quatre nouveaux ports de la côte.

Même organisation commerciale du côté des Chinois. Le traité de Nankin venait, il est vrai, d'abolir chez eux l'ancienne et célèbre ligue des marchands connus sous le nom de Hanistes. Mais il n'y a point de traités qui puissent prévaloir, d'un jour à l'autre, contre la nature et la force des choses. Les étrangers ne pouvant pénétrer dans rintérieur de la Chine, les produits du pays ne leur arrivaient que par l'intermédiaire d'un très-petit nombre de négociants chinois, dont quelques-uns étaient d'anciens Hanistes. Et, comme les capitaux des princes-négociants paraissaient inépuisables, c'était tout naturellement avec eux que les comptoirs indigènes, ennemis de tout risque, entraient en relations. Cet état de choses amenait de bonnes et de mauvaises conséquences : d'abord, une confiance réciproque sans limites et, par suite, une facilité surprenante dans les transactions ; puis un bon marché relatif pour les consommateurs de thés et de soies en Europe et en Amérique; car les maisons princier es se réduisant, en somme, à quatre, cinq ou six, s'entendaient à merveille en toutes choses et ne faisaient point hausser artificiellement, par la concurrence, le prix d'achat des marchandises d'exportation, ou baisser celui de l'opium et des cotonnades. Elles ne luttaient entre elles que sur un seul point : nouveaux Mécènes, elles couvraient à

renvi> de leur puissant patronage, quiconque, jeune

Page 1