Faire — obtenir; — origine
— venir, — toi — de — se rappeler —
92. Chienn-tcKeng'ti^ devenu présentable, — se rend très bien par notre expression tout prêt. Les Chinois s'en servent pour désigner toot ce qui se fait sans avoir été spécialement commandé. Le caractère chienn^ joint à celui de fsaî, être placé, exister, — signifie actuelle- Vient; s*il précède le caractère kinn^ maintenant, — il veut dire : présentement^ au moment même,
93. To-ttanHy beaucoup soi-même; — expression employée exclusivement dans le nord et surtout à Pékin, signifie : quand. Elle est très-usitée. Le caractère tsa^ tsann^ s'écrit différemment à Pékiny lorsqu'il signifie j>, moi, ou plutôt nous. Il est alors suivi de meunn^ marque du pluriel des pronoms. Tsann-meunn^ nous, nous autres.
94. Y'peunnhoua-peunn^ un calepin. Dans ce mot composé, le caractère /^eunn est d'abord un numéral, puis un complément de substantif.
96. Ki-changy verbe composé de deux verbes, — chang ayant ici le sens d'introduire^ faire entrer (dans les livres), inscrire.
96. Ché-toOy est l'expression qui répond le mieux à notre oui dans une conversation du monde. Le mot ché^ être, qui tout seul en est la traduction la plus littérale, est particulier aux domestiques, qui ne manquent jamais de le prononcer dix ou vingt fois, — comme les Anglais ont parfois l'habitude de répéter /es, ^es, yeSy — lorsque le maitre leur fait quelque recommandation.
97. Peunn-laty venu d'origine, — se traduit mieux, comme on l'a déjà vu, par : vraiment ^
Chap. V.
TEXTE Chinois.
ché 96
too
pcunn
ni
ti
ki
peunn
boua
peunn
chang
ts'inq o
yoiip y*
to 91
chao chienn
:ch'eng 92 to 93
''Il
tsann
tché •
yao l'a
tso
Clié
yao
k'i(5ou
sienn
cheng
tsîé ^'9
tsaT
tchong
kouo
léao
tseu o
87. On voit encore par cet exemple à quel point l'ordre grammaiical dans une phrase chinoise est l'opposi du n jtr-'. Le chinois dit : il ne faut pas que de fau.i a doctrines (étant) en Chine^ (y) aient jetJ des racines. Suivant cet ordre, le régini;i inJirect précède le verbe pour le déterminer. On voit aussi dans cette phrase an nouvel exemple de tsaî^ être placé, exister, — comme prc^sition; tandis que léao sert, pour la première fois, de complément au verbe <c/t'^i, planter, — ce qui d'ailleurs est tout naturel; uleplanter^» l'actio i de planter, n'ayant son efif^t qu'autant que ce qui est planté aura été introduit dans la terre. Or, c'est précisément le caractère léao — partout ailleurs marque du passé défini — qui donne ici le sens de notre expression aura été.