Le caractère tchang^ signifie \c\ feuille
91. Nouvel exemple de To-chao^ employé comme adjectif, aucun, quelque. Lm reste, notre expression : plus ou moins, eu est l'équivalent.
TRADUCTIONS
Chap. V.
Traduction française.
étaient affiliés à ces bandits, il a, en conséquence, publié un décret, pour qu'ils fussent mis à la torture avec toute la rigueur possible, afin de leur faire signer Pacte d'apostasie ; s'ils ne le voulaient pas, on leur accorderait encore trois jours (de répit) ^ passé lesquels on les étranglerait, (car) il ne faut pas que de fausses doctrines
Traduction littérale,
enfiler [des perles) — avec — celui-là — m, p. — voleurs,
— ce qui — afin de — sortir (publier) — m. p. d, — ordre,
— prendre (m. ac) — lui — m. p. — gravement ^ gravement (lourd) — de (m. adu.) — augmenter {mettre) — punition — loi (mqyen)j — appeler {faire faire) — lui — m, p. — rédiger {signer) — dos [tourner le dos) — religion — de — nœud (acte) ; — si — être — lui — m. p. — pas — vouloir, — derechef — s'arrêter
— trois — ciel (jour), — si
— pas — changer, — prendre (m. ac.) — lui ^ m,p. — étrangler — mourir, — pas
— falloir {vouloir) — illicite (faux) — doctrine —
peot avoir des substantifs pour régimes; k'enn exige des verbes. Aussi yao se traduit-il mieux par notre mot falloir,
85. KiaO'Sseu, strangulation (jusqu'à la) mort, pendaison, — peine plus légère que la décapitation. En effet, à la suite de cette dernière peine, « le mort n'arrive pas dans l'autre monde tout entier ».
A la suite du coup d'État de 1861, les huit régents furent condamnés à diverses peines. Des
trois qui payèrent leur t crim? » de leur vie, il n'y eut que le principal favori, Souchouetinj qui fut décapité en place publique; — son frère aîné et un autre prince furent autorisés à se pendre chez eux, à une poutre de la salle des ancét res.
86. Le terme tié-kiao, doctrines {de ce qui est) illicite, illicites doctrines, — > s'applique indistinctement à toutes les religions, la seule vraie doarine étant celle de Confucius, Mencius et des autres sages.
Chap. V.
TEXTE CHINOIS
79. Tch'oann-t'ong-t verbe composé d'un ▼erbc et d'un adverbe, — s'affilier à, faire société^ être de connivence.
80. Sso-y, terme usité constamment, comme on l'a déjà vu, — voilà pourquoi, c'e$t pourquoif en conséquence.
81. Kîa-ching-fay est un term2 reçu pour désigner la mise à la torture, premier moyen employé par toute instruction criminelle. Mais le» deux caract6res chlng-fa pris isolément ont le sens de : lois pénales.
Cest le caractère chîng, punition, qui, en Chine, remplace notre mot de justice dans le titre du ministère qui préside à l'ordre judiciaire.
82. A'ftf, instrument, ustensile , — par extension, préparer f dresser, rédiger, instru-
menter, — lorsqu'il s'agit d'actes ou de contrats.
88. PeUkiao-ti'kiéy engagement de tourner le dos à la religion, — autrement dit : acte d'apostasie.
Une des particularités de la procédure chinoise, c'est que tout procès, civil ou criminel, doit absolument se terminer par un acte que signent les parties, même les condamnés à mort. Il leur faut acquiescer à l'arrêt qui les frappe, en reconnaître l'équité et exprimer leur reconnaissance à l'Empereur de ce qu'il leur fait appliquer la loi.
84. A*>nn, vouloir, — diffère de j'ao vouloir, . en ce sens que ce dernier caractère, sauf le cas où il désigne le futur, est toujours plus ou moins prohibitif, — tandis que k'enn implique l'idée de libre arbitre. Autre différence;— y^o
TRADUCTIONS
Chap. V.
Traduction française.
dans une colère au delà de toute expression^toutenayant au cœur une douleur insupportable, il a (donc) fait dégrader une moitié des autorités civiles et militaires, a envoyé l'autre moitié en exil et {a fait) arracher les yeux à tous les rebelles qui avaient suivi les mahométans; réfléchissant ensuite que les chrétiens
Traduction littérale.
de — achever — pas —
— obtenir (atteindre) ^ — cœur — lieu (dedans) — douleur — avoir mal — de — recevoir (subir) — pas — obtenir (atteindre)^ — prendre (m. ac.) — beaucoup — peu — littérature (civil) — instruments de guerre (militaire)
— fonctionnaire, — un — moitié — peau d'animal (rf^grader) — m. p. d. — celui-là — un — moitié — exiler — armée — m. p. d.\
— prendre — suivre — retourner — produit (c. s.) — de (m. part, pass.) — contraire — le dos (opposé) — tous — extraire — m. p, d,
— œil — la prunelle des yeux; — après — venir, — il
— évaluer — mesurer (peser)
— ciel — seigneur — doctrine
— homme —
déjà vu plus haut, aucuns, quelques-uns^ quelques.
78. Ouenn-vou-kouanriy autorités civiles et militaires, — locution officielle et immuable.
74, Tch'ongy indique l'exil vers les frontières de la Russie au nord ou au nord-ouest, où même d'anciens généraux sont parfois réduits à servir comme simples soldats. Voilà pourquoi le caractère kiuntiy armée, sert de complément au verbe tch'ong, exiler.
75. On a vu, précédemment, que pa^ prendre, était le plus souvent la marque de
l'accusatif. On voit ici qu'au point de vue français^ il est la marque du datif. En réalité, ce caractère sert à indiquer le r^me du verbe, que ce régime soit direct ou indirect.
76. Fann-panUy opposants, rebelles, — mais c'est une expression dont on se sert fort peu dans le monde officiel chinois, — le mot le plus usuel, comme on l'a déjà vu, étant tseiy voleurs ou bandits.