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Y-t'ing, une fois qu'il a entendu

66. Le caractère sié signifie quelque peu, lorsqu'il est précédé du caractère y* un. Mais, placé à la suite d'un pronom démonstratif, il lui donne la valeur du pluriel : tché'Sié-jenn, œt hommes-ci; na^ié-jenn, ces hommes-là.

I 67. Téou'houenn-mi'léao, il s'est fait dans

Chap. V.

TEXTE CHINOIS

en chef. C'est ane expression ancienne et peu en usage actuellement. Youënn signifiant origine a ici le sens de premier^ ce qui donne le sens total de : premier chef.

66. Tsiang-kiunn^ ayant dans la main — armée, — maréchal. Ce vocable s'applique toujours au grade militaire le plus élevé des Mantchonx qui, comme nation, sont répartis et enrégimentés sous huit bannières. On sait que les Mantchoux sont les Tatares qui ont conquis la Chine, il y a plus de deux siècles. Aujourd'hui, ils sont plutôt absorbés par les vaincus qu'ils ne les dominent. — Dans les villes qui servent de résidences à des gouverneurs généraux ou à des gouverneurs de provinces, il y a toujours une garnison tatare commandée par un tsiang-kiunny ou maréchal de l'empire. L'étiquette veut que ce maréchal soit

régal du vice-roi qui, le plus souvent, est Chinois. En réalité, il n'y a pas entre eux d'égalité, l'élément civil ayant toujours la prédominance sur ce qui est militaire. Cependant, en cas de mortou d'absence du vice-roi,c'est ordinairement le maréchal qui, par intérim^ le remplace.

Cette institution de garnisons tatares n'a aucun rapport avec les troupes chinoises des provinces, qui sont commandées par des généraux chinois portant un titre distinct.

66. Voilà un exemple du caractère kouann pris exclusivement dans le sens de gouvernement. C'est d'ailleurs sa signification la plus générale, la plus commune. 11 en résulte que ce caractère signifie aussi : excellent^ tout ce qu'il Y a de meilleur^ surtout comme marchandises; les marchandises étant dites gouvernementales, si elles sont hors ligne.

TRADUCTIONS

Chap. V.

y a aussi, en dehors de la Chine proprement dite, des mahométans révoltés, {qui) ont coupé la tête au commandant en chef et réduit en esclavage trois maréchaux; {et qui) entrés ensuite sur le territoire de l'empire, ont attaqué, dans toutes les provinces, les troupes du gouvernement et les ont vaincues, insultant à leur aise nos

Traduction littérale,

bouche {port de mer ou poste dédouane)— dehors,— encore

— avoir — retourner {mahomet an) — produit [es] — faire — troubles — se lever

— venir — m.p.d, — prendre (m. ac) — origine — commandant (chef) — trancher

— m. p. d. — tête — degré {particule numérale des têtes coupées), — prendre — trois

— p. n. g. — proche — armée — faire œuvre — esclave — capacité (c. s.) ; — après — venir {c, adv.) — entrer — milieu — empire — terre — carré, — être placé (a, dans) — chaque — province — attaquer — fonctionnaire {gouvernement) — soldat {troupes) — tous {marque du pluriel) — obtenir — m.

p, d. — vaincre, — suivre — aise — insulter — porter sur les épaules (complément de verbe) — je — marque du pluriel des pronoms —

lieu, du pays. Cette locution répond exactement à notre expression : autorités locales^ civiles ou militaires, mais presque toujours en sous-ordre, comme préfets et magistrats.

50. Mienn-Uy verbe composé d'un verbe et d'un substantif, se rend très-bien par : faire tout le possible^ s'efforcer,

61. Tssou-tang^ verbe composé de deux synonymes. Il signifie : mettre obstacle, barrer le chemin^ par conséquent empêcher.

S2. ICéou-ouaî, litt. : en dehors de la bouche, — c'est-à-dire, en dehors du port de mer ou d'un poste de douane établi à l'une des portes fortifiées de la grande muraille. Cette locution désigne les dépendances immédiates de la Chine, considérées comme des colonies et placées naturellement en dehors des dix-huit provinces de la Chine proprement dite. Ces dépendances immédiates sont, ou plutôt, étaient, il y a quelque vingt années, au nombre de quatre, savoir : Mantchourie, Mongolie intérieure, Mongolie extérieure et Ili ou l'urkestan orien-

tal, avec leurs divisions de second ordre. Depuis, deux provinces de la Maotcliourie sont devenues russes, et la plus grande partie de r//i s'est déclarée plus ou moins indépendante.

Ces territoires sont toujours gouvernés par des généraux et non par des vice-rois ou gouverneurs, comme les dix-huit provinces.

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