Youënn-chouai indique le commandant
Chap. V.
TEXTE CHINOIS
cheng / soueï pienn k'i 59I
fou 59
ouo
cheng kong
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chouaï
k'éou
ouaï x>
yéou
yéou
houel
tseu
46. Voilà une phrase dont la construction grammaticale, au point de vue français, n'est pas facile à établir. C'est que le sujet est évidemment exprimé par les caractères tché-kOy ceci, ~ f*j, lui, étant au génitif ou même au datif : â /ui, pour lui. Littéralement, la phrase doit être rendue par : pour lui^ ceci est cependant sans moyen (quand même il le voudrait). En d'autres termes : // n'en est pas pour lui le moyen.
46. Yunn-nann^ litt. : le sud des nuages, an sud des nuages. Cest la partie de l'empire qui touche au pays des Birmans et au Tonquin de la Cochinchine, et qui, située au sud des montagnes dont les sommets sont presque toujours couverts de nuages, forme l'une des dix-huit provinces de la Chine proprement dite. Dernièrement encore, elle était
an pouvoir des mahométans indigènes, insurgés depuis plusieurs années. Mais la prise toute récente de Ta-li-fou a mis fin à l'insurrection dont cette ville était le siège principal.
47. Afiao-tseUy moissons sur pied, moissons qui poussent. Cette locution désigne toutes les tribus aborigènes que les Chinois n'ont jamais pu soumettre complètement, et qui, plus ou moins éparpillées, habitent les montagnes du sud-ouest de la Chine et sont notamment répandues dans les provinces du ICuoang-'sif du Yunn-nann et du Kouei' tchèou.
48. Ta-kiéy frapper et piller. Encore un verbe ayant pour auxiliaire le verbe ta, — frapper, — comme ta-sseu^ tuer, ta-tchang^ se battre.
49« Ti'/ang-kouann^ fonctionnaires du
TRADUCTIONS
Chap. V.
Traduction française.
l'Empereur de la Chine tyrannisait son peuple au suprême degré.
Il n'en a cependant pas le moyen, parce que, dans le Yunn-nann (province de V extrémité sud-ouest faisant avec le Koueï-tchéou la viceroyauté de YuNN-KouEï), les MiaO'tseu sont descendus des montagnes, pillant et volant, pendant que les autorités locales ne faisaient absolument rien pour les en empêcher.