‹ Cours graduel et complet de chinois parlé et écritChapitre 200 sur 278 · Il · texte numérisé non relu

Il

Traduction littérale,

empire — empereur — supérieur [à tous) — cruel (opprimer) — tyrannie — cent — famille, — arriver — fin — fin — achever — garçon (c, 5.) — de — terrain — pas.

Lui — ceci — le (c. p,) — cependant — est — pas — comment — lequel, — parce que — le fait est que — être placé (à) — nuage — sud — blés sur pied — produit (c. s.)

— descendre — montagne,

— frapper — piller — voler

— est — ouest, — terre — carré — fonctionnaire — au contraire — pas — s'efforcer [animer) — force —empêcher

— faire obstacle — lui — m. p.

Etre placé (à y dans) —

rendre par nos locations : il renwrt, commây être en /ace l'un de l'autre.

42. Moou-toueunn^ lance et bouclier.— Employés dans lear position de combat, ils sont nécessairement opposés l'une à l'autre ; — de là leur sens figuré de : contradiction.

48. Houangy empereur, auguste, souverain, suzerain, — l'un des titres officiels donnés au chef suprême de l'empire de Chine. On y ajoute, communément, dans la langue parlée^ le caractère chang, qui signifie alors supérieur à touSy mais qui n'est, grammaticalement, que le complément du substantif Houang. Veut-on désigner par écrit le souverain de la Chine, on se sert du caractère ri, comme complément du caractère houang , l'un et l'autre éunt précédés, dans le style officiel, du caractère ta^ grand, puissant. Ainsi on dit : Houang-chang^ et on écrit : Ta- Houang-Ti,

A l'époque des premiers traités à conclure avec la Chine, en 1842 et en 1844, lorsqu'il fallut désigner la souveraine de l'Angleterre et le président des Etats-Unis, grand fut l'embarras des interprètes. S'attachant aux mots et perdant de vue la chose que ces mots devaient indiquer, les interprètes anglais désignèrent leur souveraine parles caractères Arf«n}i-/cAot<, princesse — maîtresse, — expression qui, tout en écarunt l'idée de vauelage et de tribut^ n'en

met pas moins, pour les Chinois, la reine d'Angleterre au-dessous de Ta-Houang-Ti^ leur empereur. Les Américains ont encore été plus maladroits, car ils ont imaginé d'appliquer au chef de l'Union américaine des caractères chinois pris uniquement comme sons. Il en résulte que le président des Éuts-Unis n'est connu en Chine que comme Ta-pè-lé-siteng-té. 11 faut connaître la Chine et les Chinois pour comprendre l'hilarité que produit ce mot vraiment barbare sur tous les civilisés qui l'entendent prononcer solennellement par les interprètes américains. Il va sans dire que le choix des caractères dont on s'est servi pour former cette belle expression a été £iit avec soin. Mais il faudrait voir les caractères dont se servent^ pour le même but, les Chinois dans leur intimité! On peut être sûr que pas un Américain n'en serait ni flatté ni amusé. Il est vrai, hélas ! que, du moins pour le moment, nous autres Français, nous nous trouvons exactement dans la même position.

Dans le traité français, M. Callery n'hésita pas un instant A désigner S. M. le roi Louis- Philippe par les caractères Ta-Houang-Ti^ et, certes, il eut mille fois raison.

44. Dans ce membre de phrase, tao signifie évidemment â», tandis que mo^mo-léao-eurr^i doit être rendu par suprême ou dernier, et ti-pou par degré ou pas (passage).

Chap. V.

TEXTE CHINOIS

mienn

tong

miao 47

naï

pou

tao 44

kouo

ih

si y

tseu

ho y

mo

houang

tsou

chia

inn

tché

mo

chang

tli

fi

tang

fang

chann^

oueî

ko

léao

pao

kouann

ta

isai

yé

eurr

nio

in

meunn®

tao

kié

''""le

chc ^

ti 44

po

tsaï

pou

t'éol!

nann

me 45

ti

sïng ^

il conserve, comme dans la plapart des autres cas où il est employé, sa signification fondamentale, qui est : /aire, produire^ opérer. Du reste, si l'on se dispensait de se servir des mots pour, afin de, et si on se contentait du mot faire, mis an participe présent, la phrase n'en serait pas moins compréhensible.

87. Le caractère cheng a plusieurs significations. Employé et prononcé comme ici, il donne l'idée d'économief de retranchement ^ de diminution, d'épargne. Cest pourquoi il désigne aussi la province, qui n'est qu'une diminution de l'empire, et le dedans du palais, qui, étant habité soit par un souverain, soit par un vice-roi, n'est» à son tour, qu'une diminution de la province. On verra plus loin la deuxième prononciation de ce caractère et les différents sens qui y sont attachés.

88. La locution hao-cho, bien-dire, — répond à la nôtre : c*est bien aimable, dite sérieusement ou avec ironie.

89. Ts'ienn-yenn-pou-fou-héou-yuy — proverbe dont le sens est : s'embrouiller dans son dire.

40. On a déjà vu précédemment le caractère tseu signifier, comme ki, soi-même. Ici, il a le sens de : naturellement. Si pourtant on veut bien réfléchir, on s apercevra que ce sens n'est que la conséquence du premier, car ce qui vient naturellement vient de soi-même. Voilà aussi pourquoi ce même caractère a parfois le sens de : dès, à partir de, et indique le point de départ. On verra un peu plus loin ce caractère employé dans ce sens.

41. Siang, mutuellemeat, — veut dire ici s'observer réciproquement. On peut donc le

TRADUCTIONS

Chap. V.

Traduction française,

une tempête [des flots de vent) dans la plaine et je ne vous ai pas vu venir, je ne m'en suis pas aperçu; — si vous m^aviez appelé à votre arrivée, je me serais empressé de me mettre à genoux devant vous et de faire actede soumission, pour ne pas causer des embarras.

C'est bon, vous parlez à tort

et à travers [ce que vous dites

maintenant ne répond pas à

ce que pous disie:{ tout à

l'heure) et n'avancez qu'une

contradiction.

Avez-vous entendu dire que

Traduction littérale.

vent — flot, — je — pas — avoir — regarder — voir — toi — félicité (complément honorifique de ce pronom)

— venir, — pa? — raisonner (venir à la raison)^ — s'entendre à ; — si — être — toi

— un — venir — , — aussitôt

— appeler avec la main — appeler en criant — je — un

— son, — je — aussitôt — s'agenouiller — bas — se prosterner [frapper) — tête, — afin de — diminuer (économiser) — affaire.

1 . Bon — dire, — avant — parole — pas — s'accommoder [répondre à) — après — énonciation, — naturellement

— mutuellement [s*observer)

— lance — bouclier.

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