‹ Cours graduel et complet de chinois parlé et écritChapitre 201 sur 278 · Y<heng, un son, — - comme on dirait · texte numérisé non relu

Y<heng, un son, — - comme on dirait

d'un mot^ d'un cri.

84. On dit koufUchia, comme on a vu plus haut : fang-chia^ placer, tso-chia, s'asseoir, — chia^ en bas, servant de complément et indiquant l'effet du verbe.

En Chine, c'est en s'agenouillant qu'on salue son supérieur ; celui-ci peut essayer de l'empêcher, si la personne qui s'agenouille est digne d'une telle marque de condescendance.

86. Kéou'féou, ou, comme on dit dans le Nord, surtout à Pékin, k'oCéou^ (en se servant d*un caractère difRirent), littéralement /ra;?;?<rr (de laj tête y —locution indiquant un usage de première importance. C'est l'acte de vasselage, de soumission absolue aux ordres de celui devant qui on l'accomplit. 11 consiste dans troi% génuflexions et n^u/ prosternations. On s'agenouille, on frappe trois fois la terre avec sa tête, on se relève; — derechef on s'agenouille, derechef on frappe la terre avec sa tète, — on se relève encore, on s'agenouille une troisième fois, on frappe la terre; puis enfin, se relevant on reste debout. Ce rite ne s'exécute dans toute sa rigueur que devant le Souverain de la Chine, qui y a droit comme Fih-du-Ciel et Suzerain universel du monde. Personne absolument n'en est exempt, ni les princes du

sang, ni les ministres, ni les plus hauts dignitaires de la cour, — encore moins les envoyés étrangers, qui, d'ailleurs, ju%qu'à ces derniers temps, n'ont jamais été connus que comme porteurs de tribut. Aussi, durant ce< deux derniers siècles, plusieurs ambassadeurs d'Europe se sont soumis, par ignorance, à cette dégradante cérémonie, au grand amussment de la cour, parce qu'ils s'en acquittaient mal. C'est ce k'o-t'cou, par l'idée, par le principe qui y est attaché, qui a toujours été la pierre d'achoppement dans toutes les relations de l'étranger avec la Cnins. — et ta récente réception où les ministres de France, d'Angleterre, de Russie et de Hollande se sont présentés devant l'Emperiur di la Chin^ sans être astreints à celte forme de salut, doit peut-être inaugurer une ère nouvelle dans les rapports de l'Ocddent avec l'extrême Orient.

11 est vrai que les termes du dicrjt impérial publié dans la Gabelle de Pékin (journal officiel), ne sont guère calculés pour fiire croire aux populations de la Chine que les représentants étrangers ont été admis à contempler les traits divins du céleste ^Dragon sans être astreints à l'humiliante cérémonie du k'o t'éou,

86. 'Ici le caractère oueî doit être traduit par notre expression : pour, ou afn de. Mais

Chap. V.

TEXTE CHINOIS

siang

t'ïng

cho

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ts'ienn

yenn pou fou 39

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yu 39 y tseu 40

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hao 38

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29. Feung-pOy flots de vent, tempête (tur terre), — c'est-à-dire tourbillon de vent ou plutôt de poussière soulevée par le vent, — comme il s'en élève beaucoup dans le nord de la Chine, notamment dans la province du Tchéli. Le vent du Nord-Ouest y arrive des hautes montagnes, à travers le désert, et y apporte des flots de sable qui obscurcissent l'atmosphère au point de laisser à peine au soleil l'apparence d'un point vaguement lumineux. Ces tempêtes durent parfois deux ou trois jours et ensevelissent souvent, sous des amas de poussière, hommes et bêtes.

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