‹ Cours graduel et complet de chinois parlé et écritChapitre 264 sur 278 · Il estarrivé un navire étranger · texte numérisé non relu

Il estarrivé un navire étranger

Traduction littérale,

ouvrier — couper — bois — tête (c. s), — pierre — ouvrier (c. s] — frapper {tailler)

— pierre — tête (c. ^|.

Celui-là — le {complément d'un pronom) — ouvrage — individualité (c. s] — achever

— m. p, d — pas — avoir.

De bonne heure — achever m. p. d.

Origine — lune — commencement — un, — avoir — un

— P' ^' 8 — femme — créature humaine (c, s] — frapper

— mourir — il (elle) — de — mesure de dix pieds {yieillard) — individualité {marCjj — comme — à présent, — avoir

— quel — le {c. p) — moyen

— fils {c, s).

Avoir — un — p. n. g. — océan (européen) — navire — arriver — m, p. rf.,

Cest aussi un terme général pour désigner le mariy mais non le mot dont se sert une femme pour parler à ou de son mari. Ce même caractère/ou, suivi de celui dtJbUf compagne, que l'on verra plus loin, constitue le subistantif double qui signifie : les époux, — Ordinairement, ce caractère/ou, individu, —est une sorte de substantif auxiliaire, qui sert de complément, comme tseu, fils, /Vo», tète, tsiang, ouvrier, /en», créature humaine. Comme tel, il n'a pas d'accent.

19. Fa'tseut substantif composé de deux substantifs, l'un principal, l'autre auxiliaire qui, ici, n'a aucun sens. Ce caractère^, suivi de tseu , ne veut dire que moyen , mais sa première signification est loi, règle, principe, Cest dans cette acception qu'il sert aujourd'hui à désigner la France. Voici pourquoi. La Chine n'étant connue, dans le style officiel, que sous le nom de la dynastie régnante, Tstft^, pureté. Ta Ts'ing^ grande pureté, Ta-Ts'îng- KouOy empire de grande pureté, ou grand empire des Ts'îng^ il était de toute nécessité que la France fût désignée aussi par un seul caractère, quand ce n'eût été que pour éviter la longueur du mot Fou-lang-si^ qui était, comme on le voit, l'imitation en caractères

chinois de notre mot France. Car il £dlait que, dans les documents officiels et surtout dans les proclamations, les caractères désignant les deux pays fussent imprimés cote à cotera une égale hauteur. Autrement, c'eût été joœr le jeu des Chinois,qui nous traitent volontiers de t barbares. » D'un antre côté, il n'importait pas moins que le caractère employé poordér signer notre pays eût une bonne significatioa* De là, Fa-kouOy empire des Fa ou Francs, — autrement dit : empire des lois ; Ta-fa-kowo grand empire de France, et, en même temps) Empire de grands principes. AujoiiRfhiil, c'est une expression consacrée par l'usage cft admise presque universellement. Ce n'a pas été sans peine.

Jadis, on se servait, à cet effet, du caractère Fou, qui convenait davantage i la malice danoise, car il signifie, entre autres choses, «il^roisonnable, et il indique surtout le Dieu Pou des Bouddhistes, pour lesquels les lettrés dtCtànt ne sauraient avoir un grand respect Les interprètes devront toujours veiller à ce qu'il n'y ait plus de changement dans le caractère qui désigne la France. Car la tendance des Chinois est de rendre ridicule tout ce qui est étranger à leur pays. A Canton, ce fut longtemps

Chap. II.

TEXTE CHINOIS

tao

jou kinn ^

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k'ann

mou

l'cou

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ché

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courant. Ce caractère a le uème sens lorsqu'il précède les mots âtjour ou année,

16. Les Chinois divisent leurs lunes ou mois en trois parties ou décade$. Lorsqu'ils veulent dater, ils mettent, devant les jours de la première décade, le caractère tch'ou^ commencement, et ils disent : tch'our^y le premier, tch'ou-sann^ le troisième, tch'ou^ché , le dixième. 11 est bon d'ajouter qu'en Chine, les choses étant, pour la plupart, au rebours de ce qu'elles sont chez nous, il faut dire : telle année, tel mois, tel jour, ~ et non pas, comme chez nous, — tel jour de tel mois et de telle année.

17. Ta-tseu, frapper à en /aire mourir, — c'est>à-dire, tuer^ verbe composé de deux verbes, dont le premier, ta^ sert à en former beaucoup d'autres impliquant l'idée de coups qu'on

aura eu à frapper, d'un mouvement qu'on aura eu à faire, avant de produire le résultat exprimé. Ce verbe auxiliaire précède le verbe principal^ au lieu de le suivre, comme cela « lieu pour d'autres verbes composés. Exemples; ta-steu tuer, ta^p'o, briser, ta-kié, nouer, tachoueiy puiser de l'eau, etc. etc.

18. Tchang-fou^ mesure de dix pieds de longueur et individu, pour mari. On a vu, précédemment, le même caractère tchang entrer dans la composition du mot qui signifie beaupère, — c'est qu'il exprime l'autorité, l'importance — et surtout la protection sur laquelle on a droit de compter. Ici, il est suivi et complété par le caractère /o», dont les premières si. gnifications sont : homme (mâle) et travailleur. Voilà pourquoi on lui donne le sens de mari surtout lorsqu'il est joint au caractère tehang,

TRADUCTIONS

Chap U.

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