Gauche — main — pas — bon
18. Le caractère chia signifie d'abord en bas^ dessous^ en opposition avec le caractère change en haut, dessus, sur, — qui passera sous nos yeux tout à l'heure. Cest par le développement de ce sens en bat^ qu'il veut dire, comme ici, coup^ surtout lorsqu'il est précédé d'un caractère de nombre. Il signifie aussi rester et, à ce titre, sert de complément à plusieura verbes, comme s'cuteoir^ poser, etc., etc.
14. NiU'Jenn, femme et créature humaine, pour/tfinmtf,— c'est à-dire créature humaine du genre féminin. Jenn estici le simple complément de niu. L'accent est tout entier sur niu,
16. Change en haut, dessus, — comme tout à l'heure chia, en bas, dessous. Changchia, haut ou bas. Deux adverbes, mais employés très-souvent comme verbes, on même comme substantifii ou adjectifs. Ici, c'est un verbe qui «ignifie monter, parce quMl précède
le substantif chann^ montagne. — Dans l'exemple suivant, il signifiera swr et sera une postposition, parce qu'il suivra le snbstantili an lieu de le précéder.
18. Ti-chia, fond et bas, ponr le Aos, — substantif composé de deux synonymes, où le second n'est cependant employé que comme complément.
17. ICO'jr, pouvoir et afin de, pour pouvoir, mais dans le sens d'être permit, être licite, 11 en résulte que poU'k*o-y, signifiant trèssouvent il ne faut pas, on ne doit pas, le terme on plutôt le verbe K'o^y se prend fréquemment dans le sens de : je vous y auto»
rite, cela est autorisé, permis.
Le caractère y, qui sert ici de complément an verbe k'o, est fort hnporunt, et on s'y irritera spécialement plos loin.
Chàp. 1.
TEXTE CHINOIS
VÀ
k'iu
tso
chéou
hao
Oi
chann
chang jenn
chao
chann
ti I
chîa
ko
niu
jenn
léao o
ko
jenn
ta
ché
sseu ko jenn chao «
ché
pou
tchong yong ^ ta
léao
pi hao ^
ta
jenn
tch'ou
k'iu
léao O
10. Ces deux caractères ta-jenn^ grand homme, forment un titre honorifique correspondant à celui d'Excellence. On en fait usage pour parler d'abord à son père, puis aux fonctionnaires ayant le rang de Dignitaires^ c'est-àdire à ceux dont la nomination est toujours l'objet d'un décret impérial. Ce sont les Intendants de cercles, en chinois les Tao-tat, qui commencent la série des Dignitaires. Cependant, on donne aussi le titre de ta-jenn aux préfets de départements, mais seulement par courtoisie.
11. Tch'ou-ICiu, sortirez aller, pour sortir , — verbe composé d'un verbe principal et d'un verbe auxiliaire. Les verbes compo«!s de cette manière ont cela de particulier que, dans l'emploi du présent, au négatif, la négation pou, pas, se met toujours entre les deux verbes. On
dira donc : tch'ou-pou-k'iu, je ne sors pas. — La langue chinoise compte plusieurs de ces verbes auxiliaires. On en trouvera l'énumération plus loin.
18. L'idée que représente le caractère tchong centre, milieu, — et qui est ici employé comme verbe, — a une importance capitale dans l'esprit des Qiinois. On n'est parfait en quoi que ce soit qu'autant qu'on est le centre de toutes les parties d'un ensemble, la cheville ouvrière d'un tout, le maître du point qui, mis en mouvement, fidt marcher le tout. Voilà aussi pourquoi ils appellent leur pays Tchong-Kouo, empire du Milieu, centre du monde. Etre poU" tchong-yong, c'est n'être au centre de quoi que ce soit, d'aucun usage, d'aucun emploi, d'aucune utilité, — c'est, en un mot, n'être bon à rien.
TRADUCTIONS
Chap. I.
Traduction française.