X AVANT-PROPOS
ont illustré la Chine, ne fût-ce que depuis K'ong-tseu (Confucius), c est- à- dire depuis environ vingt -quatre siècles. Mais ce qu'on ne saurait passer sous silence, ce sont les admirables industries de ce peuple, la patience et la ténacité infatigables des ouvriers chinois, leur sobriété, leur frugalité, leur respect pour Tautorité, leur amour de Tordre et de la paix, et surtout leur contentement dans la peine comme dans la réussite, leur gaieté au milieu du plus dur labeur! Enfin, laptitude du Chinois pour le commerce surpasse même celle de T Anglo-Saxon. Telle est la Chine étudiée en elle-même et considérée isolément.
Qu'une mine précieuse existe à notre portée, sans que personne l'exploite, il est admissible que personne non plus ne s'en préoccupe outre mesure. Mais que ce réservoir de richesses fasse prospérer et grandir cinq ou six familles du voisinage, une sixième ou septième famille serait-elle excusable d'en dédaigner Texistence, ou de ne pas savoir profiter à son tour des avantages que cette mine peut offrir?
Il y a quelque quarante ans, on eût, à la rigueur, été excusable, — si l'ignorance, surtout en politique et en économie politique, pouvait 1 être, — de ne prêter aucune attention à la Chine, quelque digne qu'elle fût, même alors, d'attirer sur elle la sérieuse attention de l'Europe. A cette époque, en effet, l'Occident et Textrême Orient