‹ Cours graduel et complet de chinois parlé et écritChapitre 70 sur 278 · Pa-tao^ suivre la voie de la tyrannie · texte numérisé non relu

Pa-tao^ suivre la voie de la tyrannie

Le caractère tao n'est ici que le complément du caractère pa. Cependant, coifime sa signification principale est : voi>, maniera d'être, doctrine t point de repère^ il implique l'idée de gouverner^ donc celle de pressurer, d'agir en maître.

Jadis, ce caractère indiquait une division administrative de l'empire, une province^ — maintenant, il ne désigne plus, comme nous l'avons déjà dit, qu'un cercle de deux i trois départements, situés pour la plupart, soit sur les frontières, soit sur les bords de la mer ou de grands fleuves. Les dignitaires qui les administrent, plus ou moins militairement, sont

appelés Pîng-peUtao ou plutôt Tao-taï, dignitaires>intendants. Les traités les assimilent à nos consuls de 2* classe.

84. Ché'feî'hO'tienn-tao, quel dessus dessous {de ce qui) est ou n'est pas, (au point de vue du droite de la justice)^ quel sommet en bas de ce qui constitue \9i justice^ la vérité^— locution proverbiale. Che-fei est ici un substantif mis, par position, au génitif et signifie justice étemelle^ le caractère ho un pronom, quel^ et tienn-tao, un substantif et un sujet, signifiant renversement, c'est-à-dire la mise en bas de ce qui devrait être en haut et en haut de ce qui devrait être en bas,

86. Chou'Chia^ terme administratif, ^ appartenir (comme) juridiction, c'est-à-dire, relever administrativement de. Dans la.

langue écrite, le caractère chou a très-souvent le sens de notre verbe être.

Chap. XII.

TEXTE CHINOIS

io5

chou 34 ho 33

ko

tac 32

ché 33

fel 33

tienn

ti 3i

pou

yenn

pmg

souei

picnn

pa ôz

k'iufinn

ti 3o

kouann

3i kouann

iséou

léao

kiang 20

nié 17

ma

kiao ^

27. Ti veut dire par lui-même : donner des coups de pied. On lui donne, pour complément, le substantif Ariao, pied, comme dans les verbes : siéou-hao, réparer-bon, sao-ti^ balayer-terre, etc., etc. Les mots kiao, hao et ti sont là uniquement pour rendre le verbe perceptible à l'oreille,

28. Ni^-yenn, (avec des) paroles murmurées, et, par suite, murmurer, marmotter.

29. Ici, le caractère pann a le sens de : accuser, traduire en justice, — pour que Ya/faire de l'accusé y soit traitée. En thèse générale, pann, qu'il soit employé tout seul, ou suivi de //, ( pann-li, traiter les affaires officielles), impWqnt toujours une action officielle quelconque.

80. Pienn-kiangr, frontières, confins, — substantif formé de deux synonymes.

81. Na'k*iuënn, prenant autorité ou exerçant autorité. Le caractère ti qui suit cette locution, peut être pris ici, soit comme la marque du participe présent, soit comme signifiant ceux qui, le verbe avoir étant, dans ce cas là, sous-entendu.

82. Kouann-ti, administration-la. Ici le caractère kouann, administrer, étant le sujet, et, par suite, pouvant être pris pour un nominatif, le caractère ./i qui le suit, est l'article qui le détermine. Cependant, on peut traduire cette phrase différemment et dire : les fonctionnaires qui ont l'autorité sur les frontières, ne l'administrent pas, — c'est-à-dire, ne sont pas

TRADUCTIONS

Chap. XII.

Traduction française,

l'autre jour, au beau milieu de notre bosquet, (et) le voilà qui, pris d'un accès de. démence, veut me frapper,mais je m'accroche à une branche d'arbre et je grimpe dessus — {encore bien) heureux qu'il n'eût pas de hache pour couper l'arbre; en attendant , le jour baissa, il gela, neigea, — lui essaya de grim-

Traduction littérale,

voir — lui — être placé — je

— m. p. — celui-là — le (c.p.)

— arbre — forêt — lieu {dans) — tête (c, adv.)^ — lui

— émettre — rage {la gale)

— sommet {folie) — vouloir

— frapper — je, — je — aussitôt — tirer à scd — un — p.n.s, — branche— fils (C.5.),

— ramper — monter — aller ; — beaucoup — faute, {le manque) — lui — pas — hache — fils (es,) — tailler (couper) — arbre. — poursuivre — ciel — noir— m.p.rf,

— tomber (bas) — gelée, — bas (tomber) — neige, — lui

— essayer — expérimenter

— ramper — monter —

S6. Toutes les fois qu'il tombe quoi que ce soit d'en haut, les Chinois expriment cette action par le verbe chia, (en bas) tomber ou descendre^ en y ajoutant le substantif qui exprime ce qui tombe, — que ce soit de la

pluie', de la neige, de la rosée, de la grêle, des coups, etc., etc. Nous aussi disons : il tombe de la pluie.

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