‹ Cours graduel et complet de chinois parlé et écritChapitre 9 sur 278 · AVANT-PROPOS. XV · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XV

ce qui, jusqu'à présent, lui est définitivement et même exclusivement acquis. Aussi se soucie-t-ilà peine des comptoirs spéciaux que les derniers traités lui ont accordés, au nord-est : à Kalgan^ (Tchatig-Kia-K^éou), à Ourga, {Kou'louënn), à Kiachta, {Maï-maMcICëng) ; et, au nord-ouest : à Tchougoutchak [Ta-eurr-pa-nga-taï), à Kouidja {Houëi-yuann-tch'ëng) et à Kashgar. Son ambition, — et elle n'est que légitime, — c'est de détourner vers rOuest le commerce des thés, en l'attirant de la région àQHann-Kéou^ par Si-ngann et Hami, à Kouidja ( i ) et, de là, par Semipalatïnsk à Tobolsk ou à Orenbourg. Il profite en même temps, comme le reste de l'Europe, du canal de Suez, pour établir des communications maritimes ininterrompues entre Chang- Haï, Fou- tchéou et Odessa. Enfin, à Textrême nord-ouest de l'empire des Ts'ïng^ le Turkestan oriental ou chinois, témoin intéressé des succès si bien mérités de la Russie dans TAsie centrale, tend chaque jour à redevenir indépendant, mais en courbant la tête, du moins pour le moment, devant l'active organisation de sa puissante voisine du Nord.

Les Allemands aussi ont pénétré dans les régions de l'extrême Orient. Leur commerce et leur navigation s'y étendent à vue d'œil, au point de devenir pour les Anglo-Saxons même un sujet de préoccupation. Mais la France particulièrement doit se trouver d'autant plus menacée par ces nouveaux concurrents, que Tâpre ténacité de nos voisins de TEst vise surtout le commerce des soies et la fabrication des soieries, aujourd'hui si active dans les provinces rhénanes. L'agent le plus

(i) Kouidja fait déjà partie des possessions russes.

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