‹ De L'Alliance Ou Affinité: Étude d'Histoire et de Droit ComparéChapitre 22 sur 84 · IT. — EMPÉCHEMENT D'AFFINITÉ EN LIGNE COLLATÉRALE · texte numérisé non relu

IT. — EMPÉCHEMENT D'AFFINITÉ EN LIGNE COLLATÉRALE

L'histoire ou la légende des premiers temps de Rome offre un exemple de mariage entre alliés rapprochés en ligne collatérale: celui de Tullie, fille de Servius Tullius, laquelle, après avoir tué sa sœur et son mari et passé sur le corps de son père à l'endroit nommé plus tard Via scelerala, épousa son beau-frère Lucius (Tarquin le Superbe).

Le droit de la République et de l'Empire paien ne connut pas non plus d'empêchement de mariage basé sur l’alliance en ligne collatérale: le beau-frère pouvait épouser sa belle-sœur.

Une telle union était incestueuse aux yeux du christianisme, le Lévitique interdisant le mariage entre alliés,

| non seulement au degré de frère, mais même au degré

essel pulcherrima, et quasi per negligentiam Se maxima corporis parle nudasset, dixissetque Antoninus : « Vellem, si liceret», respondisse fertar : « Si libet, licel. An nescis le imperatorem esse, et leges dare, non accipere ? » Quo audilo, furor incondilus ad effeclum criminis roboratus est, nuptiasque eas celebravit, quas, si scirel se leges dare, vere solus prohibere debuisset. Matrem enim; (non alio dicenda erat nomine), duæit uxorem, ad parricidium junæil incestum: siquidem eam matrimonio sociavil cujus filium nuper occideral. » (Spartien, Vie d'Antonin Caracalla, 10).

(1) Dig., 1. 4, $ 7, de grad. et adfin., xxxvunr, 10.

(2) V. supra, avant-dernière note, in fine.

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