‹ De L'Alliance Ou Affinité: Étude d'Histoire et de Droit ComparéChapitre 9 sur 84 · RER VE · texte numérisé non relu

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dans sa rigueur et sa pureté primitives, même avant de « s’humaniser », avait fait une place aux alliés, en étendant et en réglementant leurs privilèges et leurs obligations, comme il étendait et réglementait peu à peu ceux des cognats, ou parents naturels au sens large du mot.

Là ne se bornent pas du reste les rapprochements qu'on peut établir entre l’affinité et la cognation, On le verra par la suite, les affines, de même que les cognats, sont dispensés de témoigner les uns contre les autres et ne peuvent être juges les uns des autres dans certaines causes criminelles {{) : comme la cognation, l'affinité se perd par la capitis deminutio (2), mais survit à l'adoption, à l’'émancipation (3); enfin, c’est par une analogie avec la cognation, ou parenté naturelle, que le jurisconsulte Paul justifie l’admission d’une affinité se formant entre esclaves par le contubernium (4).

peuvent unir les hommes entre eux, il nomme d’abord la parenté, tant en ligne directe qu'en ligne collatérale, puis il ajoute : « Sequuntur connubia et affinitales, ex quibus eliam plures propinqui. » (Cicéron, De Officiis, liv. 1, xvir ou 54). — On peut voir dans Aulu-Gelle (Nuits Altiques, liv. v, ch. 13) une discussion de citoyens graves et instruits sur l'ordre à suivre dans le classement des devcirs d'affection et d'assistance qu'on appelait à Rome officia : «Conventiebal autem facile, constabalque ex moribus populi Romani primum juxta parentes locum lenere pupillos debere, fidei tutelæque nostræ creditos ; secundumeos prozimum locum clientes. ; tunc in tertio loco esse hospites ; postea esse cognatos affinesque.…. » Il rapporte aussi les avis de Caton, du

grand pontife Caius César, de Masurius Sabinus ; ce dernier s'exprime ainsi: « In officiis apud majores ila observalum est, primum tlutelæ, deinde hospili, deinde clienti, {um cognato, postea adfini ».

(1) Dig. 1. 4, de lestibus, xx, 5 ; V. infra, ch. quatrième, nr.

(2) Dig. L. 4, $ 11, de gradibus, et adfinibus el nominibus eorum, xxxvur, 10 ; V. infra, ch. second, 11 in fine.

(3) Dig. L. 4, 810, eod titul.; V. infra.

(4) Dig. 1. 14, $ 3, de ritu nuptiarum, xx, 2. — Sur cette affinité résultant du contubernium ; V. infra, ch. second, ur.

Der

Après avoir exposé quelques idées générales et élucidé quelques questions de terminologie concernant l'aflinité à Rome, nous examinerons comment elle se forme et comment elle cesse; nous l'étudierons ensuite comme empèchement de mariage, pour terminer enfin par un aperçu

de ses autres effets juridiques.

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