‹ De l'educationChapitre 159 sur 178 · II. — LE TRAVAIL, L'ÉPARGNE ET LE CAPITAL · texte numérisé non relu

II. — LE TRAVAIL, L'ÉPARGNE ET LE CAPITAL

Le travail est surtout un devoir personnel. II est : une des formes de la prudence, puisqu'il met l'homme en état de pouvoir toujours subvenir à ses besoins. Jamais une fortune n'est assez assurée pour être à l'abri' d'une catastrophe possible. On sait que pendant la révolution française, des membres des premières familles du royaume furent obligés de travailler pour vivre. D'où la nécessité pour chacun d'en contracter de bonne heure l'habitude. Le travail est de plus la condition de l'épargne; car il est rare qu'un travailleur énergique et devenu habile ne réussisse à gagner un peu au delà dé ce qui lui est imfnédiatement né-

cessaire. Il peut donc mettre, comme on dit, de côté, pour les cas imprévus, maladies, chômage, etc., pour le temps de la vieillesse, où les forces commencent à faiblir, pour sa femme, qu'un malheur peut laisser veuve, pour ses enfants s'ils devenaient orphelins. En créant l'épargne, le travail crée le capital, qui rend possibles les entreprises nouvelles, l'extension des affaires et ouvre parfois aux plus humbles l'accès de la fortune.

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