I. — LA SUPERSTITION
Qui croit en Dieu a par cela même des devoirs envers lui. Le premier de tous est de se faire de la divinité une idée qui ne soit pas indigne d'elle, c'est-à-dire qui ne soit pas défigurée par la superstition. Bacon disait qu'il vaut mieux nier Dieu que de se le représenter comme le font les superstitieux * ; et Plutarque : « Pour moi, j'aimerais beaucoup mieux qu'on dît: Plutarque n'existe point, que d'entendre dire : Plutarque est un homme faible, inconstant, chagrin, vindicatif, facile à s'irriter. Si vous avez oublié de l'inviter à souper avec d'autres amis, ou si, retenu par des soins domestiques, vous n'êtes pas venu le matin lui faire la cour, il se jet-