‹ De l'educationChapitre 24 sur 178 · III. — BONNE ET MAUVAISE SANTÉ · texte numérisé non relu

III. — BONNE ET MAUVAISE SANTÉ

Il est vrai que ces sanctions de la conscience ne sont pas les seules. Une vie vertueuse a généralement pour effet d'établir ou de maintenir entre les fonctions organiques cette harmonie parfaite qui constitue la santé; une vie livrée au désordre et à l'immoralité risque d'être en proie aux maladies et d'être promptement détruite. Mais il en peut être, il en est souvent tout autrement; un Pascal, après des années de souffrances sans trêves, meurt à trente-neuf ans. D'autre part, un tempérament robuste supportera sans dommage tous les €xcès, et il est nombre d'actions coupables ou criminelles qui n'ont aucune influence appréciable sur l'état de l'organisme. En tout cas, l'égoïste s'entend admirablement à conserver sa vie et sa santé, et c'est lui qui recueillera le plus sûfement cette prétendue récompense delà vertu.

(i2 MORALE PRATIQUE.

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