II. — Division des devoirs de Thomme
1° 11 vit d'abord dans sa famille, de là des devoirs domestiques ;
2" Il est en relation avec les hommes en général, d'où résultent des devoirs sociaux;
3° Il a des devoirs envers les animaux, qui sont aussi des êtres sensibles, et, dans une certaine mesure, intelligents ;
4» Il fait partie d'un groupe dans l'humanité, appelé nation, ce qui lui impose des devoirs civiques;
5° 11 doit respecter et développer en lui les facultés qui constituent la dignité humaine : ce sont là les àQ- \oirs personnels;
6" Enfm l'homme s'élève par la pensée et l'amour jusqu'à Dieu, d'où découlent des devoirs religieux.
A chacun de ces devoirs divers correspondent des vertus de même ordre.
m. — La famille est une société naturelle, et non r point une invention des hommes, un produit de la civiflisation.
> IV. — L'histoire nous fait connaître deux types prin-
Iipaux de la famille : la famille polygame et la fa-
mille monogame. Le premier est un type inférieur, que les races civilisées ont proscrit. Le second est le seul qui soit réellement conforme à la dignité comme aux intérêts essentiels des différents membres de la famille.
Y. — Le mariage est un acte solennel et grave, que la loi et les religions consacrent, et qui impose les plus sacrés des devoirs.
Avant le mariage, le jeune homme et la jeune fille doivent s'attacher à posséder les qualités qui assurent le bien-être et le bonheur dans le ménage. La sympathie des caractères et les vertus morales doivent passer avant les attraits extérieurs et la richesse. Néanmoins, il importe que les âges et les fortunes ne présentent pas de trop fortes inégalités.
Pendant le mariage, les principaux devoirs des époux sont l'affection, la confiance et la fidélité. Vaffeclion persistera, même quand l'un des conjoints cesserait momentanément de la mériter. La fidélité est aussi obligatoire pour répoux que pour l'épouse.
Le mari est, de par la nature et la loi, le chef de la famille. Son autorité sera douce et raisonnable, et n'aura pas de peine à se faire accepter par la femme, unie à lui par une communauté de volonté, de sentiments et d'intérêts.
Ouvrages à consulter :
Paul Janet, La Famille.
Renouvier, Science de la morale. (L. IV, 2" sect.)
Ch. Waddington, Dieu et la Conscience. (2" partie, ch. m.)
Marion, Leçons de morale. (Leçons 26 et 27.)