‹ De l'educationChapitre 70 sur 178 · IV. — LE DÉVOUEMENT. LE SACRIFICE · texte numérisé non relu

IV. — LE DÉVOUEMENT. LE SACRIFICE

Quand elle va jusqu'à donner sa vie pour le prochain, la bienfaisance prend les noms augustes de dévouement et de sacrifice. C'est le triomphe de la moralité humaine, et par où l'homme se rapproche le plus de la sainteté. D'ailleurs, le dévouement et le sacrifice ne consistent pas toujours dans le renoncement volontaire à la vie physique; il en est, plus méritoires quelquefois, qui consistent à renoncer au bonheur et à vivre exclusivement pour autrui. Et le dévouement est alors d'autant plus sublime qu'on se sacrifie, non pour des parents ou des amis, mais pour des étrangers. C'est quelque humble fille qui, sans accepter aucun salaire, soignera pendant de longues années les infirmités répugnantes de sa maîtresse; c'est la riche héritière d'un grand nom qui en pleine jeunesse, quand la vie s'ouvre devant elle avec ses joies, abandonne tout pour aller, dans les salles

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