NOMS
de*
ARROSDISSEIEÎITS.
Nombre d'Enfanta de 7 à i4 ans.
Total.
Nombre d'Enfanta de 7 à i4 ana qui fréquentent l'école.
Total.
Nombre d'Enfanta de 7 à ih ana qui ne fréquentent pas l'école.
Garçons.
Filles.
Garçons.
Filles.
Garçons.
Filles.
iFoix
IPamiers
Saint-Girons. .
Fait encore plus saillant peut-être : tel est le défaut d’assiduité pendant le temps où les enfants figurent nominalement
CONCLUSIONS
sur les listes, qu’arrivés à l’âge viril, un grand nombre ont perdu toute trace des notions religieuses et scolaires qu’il leur avait été donné d’acquérir.
Dans plusieurs départements, aucun progrès, depuis quinze ans, n’a été constaté dans le nombre des jeunes soldats sachant lire et écrire *. Si tels sont les faits, il faut avouer que l’école, dans les conditions actuelles, ni au point de vue moral ni au point de vue intellectuel, ne produit les résultats durables que la Famille, l’Église, l’État sont en droit d’en attendre.
Qu’on ne compte point dans l’avenir sur un progrès proportionnel aux progrès antérieurs. Au point oit nous sommes arrivés, quatre causes s’opposent à la diffusion de l’enseignement dans les couches de la population où jusqu’à ce jour elle n’a pu pénétrer : 1<> la longueur des distances à franchir et la difficulté des trajets; 2° la passion du gain chez des chefs de famille qui entendent, avant tout, tirer parti de leurs enfants; 3° l’incurie systématique, et 4* le mépris de la pensée morale et religieuse.
On triomphera de la première cause en multipliant les écoles de hameaux; quant aux trois autres, elles constituent des forces redoutables, de la coalition desquelles l’action d’une autorité à la fois paternelle et ferme est seule capable de paralyser les effets.
Nous voudrions donc que la loi consacrât des dispositions de nature à mettre aux mains des administrations locales l’arme sans la protection de laquelle les intérêts moraux les plus chers sont immolés chaque jour à de honteuses passions.
Les dispositions fondamentales seraient celles-ci :
Sont soumis à l’obligation de fréquenter une école, si aucune instruction ne leur est donnée au foyer domestique, tous les enfants de sept à treize ans.
Toutefois, les sanctions pénales de cette obligation ne peu-